"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

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dimanche 1 janvier 2023

Bonne et heureuse année 2023


En ce premier janvier mes pensées pacifistes vont à toutes les victimes de violences et de guerres.

N'étant pas superstitieux, je connais le côté vain des vœux mais ils racontent tout de même toute la bienveillance que l'on porte à nos proches et nos ami.e.s. Alors pourquoi s'en priver ? 

Aujourd'hui je pense aux iranien.ne.s et aux Ukrainien.ne.s et je leur souhaite que 2023 voit la fin de leur calvaire et que leur combat pour la liberté soit couronné de toutes les victoires espérées. 

À vous toutes et tous je vous souhaite une belle et heureuse année 2023 riche de tous les possibles. 

À nous tous et toutes je nous souhaite qu'enfin notre espèce découvre la sagesse afin que nous puissions réellement relever le défi de la durabilité. Ça urge !!!! 

Et en effet, la lutte pour l’environnement versus les dégradations de la planète est une course de vélo contre un TGV. Personne ne peut dire que nos idées n’infusent pas les groupes humains, mais à un rythme qui ne permet pas de contrebalancer les atteintes irréversibles que notre humanité inflige à son seul et unique vaisseau spatial. Tout prend trop de temps et du temps on en a de moins en moins. L’ADN des écologistes c’est d’être des lanceurs d’alertes et de ne pas relâcher la pression devant une opinion qui est plus encline à s’illusionner de bonnes petites nouvelles, au détriment des catastrophes annoncées, afin de se rassurer et poursuivre tranquillement notre fuite en avant. En matière d’écologie, l’opinion préférera, aux vérités qui dérangent, les mensonges qui rassurent. La maison brule et nous regardons ailleurs. Et pourtant, depuis plus de 50 ans nous alertons sur les défis climatiques, de biodiversité, énergétiques, écologiques et métalliques qui sont devant nous et qui conditionnent notre durabilité suivant les réponses collectives que nous apporterons ou non. Depuis plus de 50 ans nous alertons et l’histoire nous donne tristement raison. Il y a urgence dans la mobilisation générale. 

Mais en ce début d’année, fatigué de plus de 30 ans de militantisme, j’ai envie de voir le verre à moitié rempli afin de nous redonner un peu d’énergie positive pour poursuivre, demain, avec entrain et volonté, les luttes écologiques, sociales et solidaires. Pour ces vœux de nouvelle année, une fois n’est pas coutume, je vais m’efforcer de regarder ce qui a été encourageant en 2022 afin de se dire que 2023 pourra être encore mieux et montrer que c’est possible dès lors que la mobilisation est collective. Ainsi janvier 2022 a vu la loi « antigaspillage » entrer en vigueur et aura aussi marqué l’interdiction de nombreux plastiques à usage unique. De même le projet controversé d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion (Côtes-d’Armor) a été abandonné par la Compagnie armoricaine de navigation qui le portait. Le 1er février, le tribunal administratif de Paris a mis fin aux activités de la cellule Demeter censée lutter contre « l’agribashing » et qui servait à surveiller et entraver les associations écologistes. Toujours en février, l’Islande a annoncé qu’elle mettra fin à la pêche à la baleine à partir de 2024. Le 31 mars, le tribunal administratif de Besançon a annulé le permis de construire et l’autorisation environnementale accordés à Amazon pour un projet d’entrepôt de 76 000 mètres carrés prévu à Fontaine (Territoire de Belfort). En 2022 il s’est vendu plus de bicyclettes neuves que de voitures, motos et scooters réunis. Depuis septembre 2022 les menus végétariens sont devenus la norme dans les cantines de Grenoble (Isère). Fin juin, le gouvernement des Pays-Bas a annoncé son intention de limiter le trafic de l’aéroport Amsterdam-Schiphol. Le 17 août, le groupe Florian, industriel du bois, a abandonné son projet de méga-scierie à Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Le 5 septembre, l’installation du premier parc éolien en mer de France a été achevée au large de Saint-Nazaire. Loups, ours, baleines ou aigles démontrent que lorsqu’on la laisse prospérer, la faune sauvage parvient à faire son retour, comme le révèle un rapport de l’ONG European wildlife comeback paru le 26 septembre. Le 21 octobre, la France s’est retirée du Traité sur la charte de l’énergie (TCE), jugé incompatible avec les objectifs de l’accord de Paris suivie par l’Union Européenne le 24 novembre. Le 25 octobre, le tribunal administratif de Grenoble (Isère) a suspendu le projet de construction d’une retenue collinaire visant à alimenter la station de ski de la Clusaz (Haute-Savoie). Le 2 décembre, la Commission européenne a validé la suppression, en France, de certaines lignes aériennes lorsqu’il existe une alternative en train de moins de 2h30. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, le Parlement européen et les États membres se sont accordés pour interdire l’importation de plusieurs produits, comme le cacao, le café ou le soja, lorsqu’ils contribuent à la déforestation. Etc, etc, etc … Le site « Vert, le média » ressence 80 bonnes nouvelles dans son article « Bonnes nouvelles (ou presque) pour l’écologie en 2022 ». Merci à lui pour cet article qui fait du bien dans ce monde de brutes. 

De notre côté, aux Ulis, le chemin vers la résilience avance après 40 ans de déni municipal. Ainsi et entre autres, notre ville a été désignée « Ville engagée pour la biodiversité » par la Région Ile de France, c’est une belle étape pour atteindre le titre de capitale de la biodiversité. La Municipalité que par ailleurs je soutiens ne veut pas regarder la maison bruler et même si le chemin de la résilience, pour notre ville et ses habitant.e.s, n’est pas encore gagné, je reconnais que l’écoute et la volonté sont là et je m’en félicite. 

Mais tout ceci n’est pas venu de la seule et unique bonne volonté des dirigeant.e.s de cette planète, il aura fallu la mobilisation sans faille, des écologistes du monde entier, pendant des années et des années, pour arracher ces avancées. L’écologie est la démonstration de l’union fait la force, que la mobilisation paye. Je vous appelle donc à vous mobiliser, à vous engager pour 2023 et les années qui suivront pour l’écologie concrète, politique et/ou associative. Nous n’avons plus le choix que la lutte engagée, déterminée, comme les jeunes de « Bigger than us » nous y invitent, et pacifique et ce ne sera jamais que groupé.e.s que nous y parviendrons. Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas juste de le prévoir mais de le rendre vivable, viable, paisible, désirable, en un mot … durable. Engagez-vous ! rejoignez-nous ! rejoignez les Ecologistes 

Bonne et heureuse année 2023 à toutes et à tous

samedi 10 avril 2021

Les "jeunes pour le climat" veulent une union de la gauche en 2022

Youth for Climate Paris, l'émanation française du mouvement de la jeunesse pour le climat initié par Greta Thunberg, appelle dans cette tribune à l'union des gauches pour la présidentielle de 2022. "Nous ne nous reconnaissons pas dans les guerres d'égo qui animent les candidatures de gauche", écrivent-ils notamment, appelant à traduire l'union qu'ils constatent sur le terrain par une unité politique. 
 

Nous, jeunesse pour le climat, n'appelons aucunement à voter pour un parti et ne soutenons aucun parti. Mais aujourd'hui nous devons être réalistes et prendre en compte qu'une candidature de gauche unie, certes imparfaite, reste de loin meilleure que Macron ou Le Pen et permettrait de sauver de nombreuses vies humaines et non humaines à court, moyen et long terme. 
 
Nous devons nous refuser à laisser les appareils de pouvoir à la droite et sortir de notre impuissance politique qui s'incarne par le cycle infernal de défaites politiques que nous encaissons, entre LPPR, réforme des retraites, lois contre le 'séparatisme', ou aide pour le permis de chasse, qui mutilent humains et non humains. 
 
En délaissant les institutions politiques et étatiques à l'idéologie de l'oppression, autrement dit la droite, nous entrons dans un cercle vicieux où nos combats ne consistent plus qu'à rejeter la défaite, c'est-à-dire que ce que nous considérons aujourd'hui comme une victoire est en réalité une non-défaite, renvoyant en plus à un imaginaire qui rendrait désirable notre société actuelle. Nous affirmons ainsi partout que nous voulons à tout prix filmer les flics alors que c'est la violence étatique qui est le cœur du problème ; nous luttons contre la réforme des retraites en affirmant que notre système est l'un des meilleurs du monde alors même que nous sommes conscients de la précarité de nombre de nos retraités. Nos luttes se contentent de réagir à l'actualité que les dirigeants nous imposent, et qui nous empêche de gagner du terrain. Nous devons dépasser cette position défensive et gagner une capacité d'initiative en nous appuyant sur des perspectives alternatives tangibles. 
 
Une conception matérialiste du monde exige de nous le fait de voir le réel en face sans l'usurper. Nous en arrivons à la conclusion que si nous voulons sortir de ces cercles vicieux pour former des cercles vertueux, ce qui apparaît aujourd'hui comme une nécessité, il nous faut avoir des dirigeants à la tête des appareils étatiques qui soient les personnes les plus proches de nos idées. Un mandat clair précisera la mission à remplir dans ces organes. Il s'agira notamment de contrôler les orientations politiques qui y seront décidées. Cela impliquera de ne plus avoir à centrer nos luttes sur des reculs que nous font concéder les gouvernants, et ainsi mener une politique de conquête à travers le militantisme. C'est pourquoi nous voulons une union de la gauche en 2022 et nous croyons que s'insérer dans cette lutte précise est une condition sine qua non pour l'avancée concrète de nos luttes de manière générale, à travers les modes d'actions spécifiques à nos mouvements. 
 
Nous ne nous reconnaissons pas dans les guerres d'égo qui animent les candidatures de gauche, nous sommes lassés de voir celles et ceux qui prétendent représenter la gauche se battre entre elle et eux, et avoir comme objectif unique de se mettre en avant, leur personne et leur parti. Les luttes progressistes découlent dans leur ensemble de récits menés collectivement. Sur le terrain nous ne cessons pas de nous rapprocher, de travailler ensemble, de faire des alliances, de s'écouter et de se prêter nos voix. Le gage de notre réussite réside en un rapprochement sur le terrain politique également. 
 
À vous qui prétendez représenter la gauche : vous ne représenterez rien ni personne tant que votre seul objectif sera de mettre en avant votre parti. Il en va de vos responsabilités."
 

mercredi 17 janvier 2018

NDDL : L'Ayraultport est mort, vive la ZAD !!!


Aujourd’hui est une journée historique pour les luttes écolo. Le projet inutile et imposé, vieux de 50 ans et totalement anachronique, de Notre Dame des Landes vient d’être abandonné. Je suis fier d'avoir participé à cette victoire. Joie, joie immense !!!

J’ai envie de crier un immense « BRAVO » à tous ceux qui ont lutté et qui ont permis cette grande victoire, les Zadistes, l’ACIPA, le collectif des élus doutant de la pertinence de l'aéroport (CEDPA), les syndicats paysans, les associatifs, les comités de soutien, les artistes engagés et bien évidement tous les citoyens écologistes. Cette victoire est notre victoire à tous.

Ce jour est un jour d'espoir et de grande allégresse que nous ne devons pas bouder car au delà de la décision de ce gouvernement, la preuve est donnée que les combats citoyens peuvent encore être victorieux. La vie, l'espoir et la détermination ont vaincu le saccage et le béton .... « Depuis longtemps, ce qui se joue sur la ZAD dépasse en outre largement l'opposition au projet d'aéroport. Cette lutte se distingue en effet par sa capacité à re-situer le projet dans « son monde » - un monde dans lequel le béton l'emportait jusqu'alors irrémédiablement sur les tritons. » nous disent Maxime Combes et Nicolas Haeringer dans le blog de Médiapart, pendant que, de son coté, Nicolas Hulot nous dit, dans Le Parisien : « Il faut aussi [maintenant] s'interroger sur les procédures de consultation publique qui sont parfois de simples informations de la population conduisant à la validation d'un projet alors que la décision est déjà prise. A l'avenir, les élus locaux devront écouter davantage les critiques et les oppositions et ne pas proposer à leurs administrés un projet déjà ficelé à l'avance comme cela pourrait être le cas dans d'autres projets en France. » Merci à lui de rappeler cette évidence, si souvent énoncée par les écolos, mais faudrait-il encore que les élus aient de la considération pour leurs compatriotes pour qu'ils puissent comprendre ce bon sens.

« [...] Ainsi dès aujourd’hui, la demande de prorogation d’utilité publique sera retirée. La déclaration d’utilité publique deviendra caduque le 8 février prochain. Les trois routes doivent être rendues à la libre circulation. Les squats qui débordent sur la route devront être évacuées ; à défaut, les forces de l’ordre interviendront. La vocation agricole des terres sera préservée. Les agriculteurs expropriés pourront récupérer leurs terres. Les habitants illégaux devront partir d’eux-mêmes d’ici le printemps prochain. Des installations agricoles pourront avoir lieu à partir d’avril dans un cadre légal. L’État engagera une cession progressive des terres. C’est une décision d’apaisement dans une situation locale tendue. [...] » a déclaré, aujourd’hui Édouard Philippe. Je trouve cette fin de déclaration très ouverte et très positive où il n'est pas demandé d'évacuation de la ZAD ... Dès lors, Monsieur le premier Ministre, rappelez vos CRS.

Reste maintenant encore plein d'autres combats pour l’avènement d’une écologie sociale et solidaire et pour relever le défi de la durabilité (luttes contre les projets inutiles comme l'exposition universelle prévue sur les terres agricoles du plateau de Saclay, Europa-city prévu sur les terres agricoles du triangle de Gonzesse, le Center Parc à Roybon, l'accueil des réfugiés ou bien encore les luttes anti-racistes et pour l'égalité pour tous, ...). reste aussi à faire vivre ce qui a été construit sur la ZAD de NDDL. « Depuis la ZAD s’inventent et s’expérimentent des réponses à des questions aussi essentielles pour notre avenir commun que : comment vivre, comment penser, comme s’aimer, comment s’opposer, comment construire, comment détruire, comment rêver, comme tester, comment tâtonner, comment faire société. Bref : comment rester (ou redevenir) humain.e.s dans un monde qui s'approche de plus en plus du chaos ? Parcourir un chemin de la ZAD, se baigner dans l'un de ses étangs ou de ses lacs, y habiter, y aimer, y rêver, y cultiver un champ, est un acte fort, préfigurant ce à quoi pourrait ressembler un futur libéré de l'horizon dystopique dont nous nous approchons à grand pas. » poursuivent Maxime Combes et Nicolas Haeringer. Monsieur le Président, si vous ne voulez plus de ZAD,  il vous suffit juste de cessez les saccages, le bétonnage et la destruction de la nature.

Et dans cette attente, je dis haut et fort, vive la ZAD ! Vive l'esprit de la ZAD ! Longue et belle vie à cette expérience fabuleuse, peuplée de désobéissants qui proposent une réflexion alternative pour un projet de société humaniste et écologique.

Dessin : Reporterre

dimanche 30 avril 2017

Présidentielles 2017, second tour : "Là tu n'as plus le choix, il faut que tu affrontes la réalité"


Imaginez vous une France, demain, gouvernée par :

Marine Le Pen : Présidente
Nicolas Dupont-Aignant : Premier Ministre
Florent Phillipot : Ministre de l’éducation
Bruno Gollnisch : Ministre des affaires étrangères,
Gilbert Collard : Garde des Sceaux,
Marion Maréchal-Le Pen : Ministre en charge des droits des femmes,
Robert Ménard : Ministre de l'intérieur en charge des cultes,
Christine Boutin : Ministre de la famille (chrétienne),
Wallerand de St Just : Ministre de l'économie.
….

Un cauchemar !!!!
C'est ça que vous voulez pour diriger la France ?

À ceux qui ont la mémoire courte, pour ma part je ne confonds pas le fascisme tout court avec le "fascisme de la finance". Le fascisme, le vrai, même drapé de respectabilité Républicaine, reste celui qui tape dur, celui des milices, celui des policiers patriotes, celui qui utiliserait, par exemple, à la première attaque terroriste ou devant des mouvements sociaux trop forts, l'article 16 de la constitution qui donne, sur simple consultation du premier ministre et du président de l'assemblée les "pouvoirs exceptionnels" à la Présidente de la République. Au fait, messieurs Hollande et Valls, merci pour l'état d'urgence et la loi de renseignements. Aviez-vous envisagé qu'il se pourrait, qu'un jour, le FN soit au pouvoir légalement ? Aviez vous réfléchi à ce que le FN pourrait en faire ?

Ainsi, le 7 mai, moi, l'indigne, le peureux, celui qui baisse son froc, le traître à la cause anticapitaliste, j'irai me salir les mains pour tenter de préserver les libertés de ceux qui sont trop purs pour faire de même et j'essayerai de calmer cette nausée que d'autres, trop sensibles - pôvres choux - trouvent au dessus de leurs capacités.

Mais ne pas voter contre Le Pen parce-que ce serait l'avoir en 2022, n'est-ce pas, finalement, risquer de gagner du temps ? "le vote d'extrême droite doit être réduit au minimum par nos propres forces", nous disait Jean-Luc Mélenchon, en 2002. "Quelle conscience de gauche peut accepter de compter sur le voisin pour sauvegarder l'essentiel parce que l'effort lui paraît indigne de soi? Ne pas faire son devoir républicain en raison de la nausée que nous donne le moyen d'action, c'est prendre un risque collectif sans commune mesure avec l'inconvénient individuel" poursuivait il.

Ainsi, comme j'ai voté contre Sarkozix en votant Hollande, je voterai contre Le Pen en votant Macron. Précisons, car si cela va sans dire, cela va mieux en le disant, qu’il est parfaitement évident que mon vote, contre le FN, n'est et ne sera jamais et EN AUCUN CAS un ralliement, de ma part, aux idées libérales et croissantistes de Macron. Dès lors, si Macron passe au second tour, ce que je souhaite pour la sauvegarde de la République, il aura deux défis majeurs à relever, sans droit à l’échec si l’on souhaite faire reculer définitivement le FN et réussir le défi de la durabilité qui conditionnera le chaos ou la paix :
  • le défi du plein emploi digne et respectueux de l'environnement, qui puisse permettre aux gens de vivre, d'avoir un futur désirable et non juste survivre, juste être de la chair à produire. Un défi qui n'autorise pas tout, car la fin ne peut justifier tous les moyens (travailleurs pauvres allemands, contrats zéro euro en Grande-Bretagne …). Le risque, en cas d'échec, sera donc bien de poursuivre d'alimenter les scores du FN et de le voir s'installer pour de bon à L'Elysée
  • les défis écologique et climatique pris à bras le corps conditionneront l'effondrement, ou non, en fonction des choix qui seront pris, de notre civilisation (cf le Club de Rome) et donc notre propre survie à moyen terme.
"Aujourd'hui, Emmanuel Macron, vous ne pouvez pas prétendre devenir un président responsable et ignorer tous les laissés-pour-compte de la mondialisation. Pas plus que vous ne pouvez ignorer les 26% du corps électoral qui ont choisi, au premier tour, la vision plus intégrale de l'écologie et des solidarités défendue par Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Vous voulez être le 7 mai celui qui aura le devoir de les représenter, ayez le courage de leur donner des gages aujourd'hui! […] M. Macron, ce vote de raison et de responsabilité au 2e tour vous oblige plus qu'il nous oblige. Il ne s'agit en aucun cas d'un chèque en blanc et encore moins d'une adhésion sans réserve à votre projet, qui n'a pas pris la mesure de l'exigence de solidarité dans laquelle se trouvent le pays, l'Europe et le monde" Nicolas Hulot, Le Monde, le 29 avril 2017

Mais, vu ses idéaux ultra-libéraux, croissantistes et consuméristes, j'ai des doutes sur sa capacité à relever ces deux défis majeurs puisque ces idéaux, ces dogmes, sont les causes des problèmes sociaux, environnementaux et climatiques actuels. Nous sommes donc dans une merde sans nom, mais ...

Le 7 mai, 
j'irais tout de même choisir l'adversaire 
que je veux affronter pendant 5 ans.

Et pour moi, ce sera Macron.

dimanche 5 février 2017

Ce que m’inspire l’affaire Fillon

Celui qui a écris le scénario de cette présidentielle 2017 devrait être nominé aux césars. Je n’ai jamais vu une campagne aussi déroutante, une campagne où tout se mêle, un « dégagisme » - pour reprendre le mot de la France Insoumise - révélateur d’un immense ras-le-bol des élites méprisantes, l’espoir de voir l’idée d’écologie sociale et solidaire émerger enfin à gauche, mais aussi l’ancrage du nationalisme, du remplis sur soi, de la peur, du retour en arrière, de la remise en cause de la République par ceux même qui sont sensés vouloir la représenter et une clémence décomplexée, pour leur train de vie à la moralité douteuse, par ceux qui les soutiennent.

Ainsi depuis quelques semaines nous découvrons, au travers du « PenelopeGate », que « Monsieur Propre » ne semble plus l’être autant que cela. Un « PenelopeGate », qui se transforme, peu à peu, en « Affaire Fillon » tant son épouse ne semble plus qu’être une victime collatérale, une victime suppliciée et non une coupable, victime d’un homme qui se serait servi d’elle pour enrichir - au mieux - sa famille. Titiou Lecoq, dans le Slate du 3 février 2017, résume assez bien le doute qui s’installe : « Je m'étais déjà dit que quand tu filais un emploi fictif à ta femme, ça me paraissait logique de la prévenir. Histoire qu'elle ne dise pas, dans plusieurs interviews, qu'elle n'a jamais travaillé pour toi. Pourquoi cette erreur? À moins que cette femme soit tellement considérée comme quantité négligeable que, du coup, tu ne lui expliques rien. Et des années plus tard, à cause de toi, cette femme se retrouve au milieu d'un scandale politique qui la dépasse largement ». Alors qu’on était en train de se demander comment Monsieur allait se sortir de ce mauvais pas, on a entendu, admiratif d’une telle abnégation, Gérard Longuet déclarer que Pénélope Fillon se serait résignée à un salaire de misère (non mais sur quelle planète vivent-il ?) en étant l'assistante de son époux malgré l'absence de preuves, à l'heure où j'écris ces lignes, de travaux effectués et de présence sur le lieu de travail. C’est alors que leur avocat, pensant trouver l’argument imparable, nous a révélé que la permanence parlementaire de François Fillon se trouvait … dans son manoir (journal 20 minutes). Impayable !!! Avec un avocat comme ça, on n’a pas besoin d'adversaires politiques. Alors c’est lorsqu’enfin a entendu Fillon dire qu’«elle a toujours travaillé dans l’ombre car ce n’est pas son style de se mettre en avant» que l’on s’est dit qu’il ne s'en sortait vraiment pas !

Ainsi à l’entendre dire, « Je le dis ce soir, je la défendrai, je l'aime, je la protégerai et je dis à tous ceux qui veulent s'en prendre à elle qu'ils me trouveront en face », on a envie de lui répondre, «Ce n’est pas ta femme qui est en cause, ballot, c'est toi ! ».

Quoi qu'il en soit, entre vous et moi, vivre comme un nabab du moyen-âge (Le Seigneur de Beaucé se voit recevoir, par fermage, 218kg de viandes fraîches et 21 quintaux de blé), aux frais des français pendant que ces derniers tirent la langue à chaque fin de mois, tout en leur demandant de faire encore et toujours plus d'efforts, a quelque chose de profondément immoral. « Pour le commun des salariés, obtenir une augmentation - en général modeste - peut être un parcours de négociations souvent difficile. Mais certains ont une idée tellement élevée de leur rôle, de leur mérite et de leur personne que leur rémunération ne leur apparait jamais suffisante. Ainsi tous les moyens sont bons, y compris utiliser leur femme (à son insu ?) » Nous dit Marc. Comme quoi, avoir une foi revendiquée, en caution d’une politique que l’on sait violente et antisociale, ne veut pas obligatoirement dire que l'on a une morale. « François Fillon, qui appelle tous les jours les chômeurs et les malades à se serrer la ceinture, qui veut supprimer des milliers d'emplois de fonctionnaires, était non seulement un député fictif (12% de présence à l'assemblée nationale) mais a aussi embauché ou fait embaucher sa femme sur un emploi fictif. C'est scandaleux » résume assez bien Yannick Jadot.

Mais l’affaire Fillon, a révélé d'autres aspects tout aussi choquants. Ainsi, outre une moralité pécuniaire finalement assez douteuse de l’intéressé, nombre de ses soutiens se sont lâchés dans des postures et des idées qui me semblent inquiétantes pour la démocratie.

Ainsi le 3 février au matin sur France-Inter, on a pu entendre, à la sortie du meeting de « sa majesté qui reçoit le bon peuple au château », un militant de déclarer « la presse ça fout la merde ! ». Michèle Alliot-Marie ne dit pas autre chose « toute cette transparence rappelle à une dictature communiste ». Bruno Retailleau, chez Jean-Jacques Bourdin, ira dans le même sens : « le début de la campagne de François Fillon a été volée. On nous aura volé le début de cette campagne, c’est très grave ». Proposons-lui de déposer plainte contre Le Canard enchaîné pour « vol de campagne ». Et alors quoi ? Vous voulez un pays sans presse ou aux ordres ? Hé ! Vous savez ce que c'est qu'un pays sans presse libre ? Ainsi, après les propos, plus que douteux, d'un certains nombres de militants LR de Nice et de ses environs, sur l'immigration, en voici d'autres qui remettent en cause la légitimité de la liberté de la presse. L'extrême droitisation de la droite dite « républicaine » est plus que préoccupante.

De son coté Marine Le Pen, celle-là même qui fait éjecter, violemment, des journalistes (Cf. Paul Larrouturou - « le quotidien » - 1er février 2017), contre tous les principes de liberté de la presse, en réagissant sur « l'affaire Fillon », tape sur les juges. « La République des juges, qui ont le pouvoir de compromettre un homme ! » dit-elle très offusquée ! Mais une république où les juges ne sont pas là pour garantir la justice et appliquer le droit, ça s'appelle comment ? Ceci ne serait-il pas un petit avant goût de ce que nous réserve un FN qui serait au pouvoir ? Bienvenu dans la fachosphère, j'ai envie de dire, mais attention, tout de même, aux chemises brunes qui attendent dans les penderies.



Alors, pour sauver ce qui peut l’être et ripoliner, une dernière fois, ses habits de chevalier blanc, in fine, François Fillon a annoncé qu’il renoncerait à la présidentielle s’il était mis en examen. Quand on connait toutes les étapes qu’il faut passer pour mettre en examen un parlementaire et que l’on apprend qu’il existe une trêve de la justice, de plusieurs semaines, avant le premier tour et pendant toutes la période des présidentielles, on se dit que cette déclaration est une belle posture de pure forme, sans risque et faite à peu de frais ... et il le sait. Ainsi donc il peut se présenter avant d’être mis en examen et s’il est élu ... l’affaire sera balayée !

« Ainsi, aujourd’hui, nous sommes face à une responsabilité historique : ce pays peut basculer du côté du populisme mais aussi choisir l'espoir » nous dit Yannick Jadot. Mais cet espoir ne sera possible qu'avec une coalition EELV-FI-BH, car avec une telle coalition et devant la débandade de la droite, le chemin de l'espoir est un boulevard. Si nous n'arrivons pas à le prendre, ce boulevard, cela démontrera, une fois de plus, que la France possède la Gauche la plus con du monde.

mardi 31 janvier 2017

Hamon, Jadot, Mélenchon, unissez-vous !


La victoire de Benoît Hamon sur Manuel Valls est une belle surprise, qui rouvre le champ de l’espoir : l’écologie et la justice sociale seront bien dans le débat de l’élection présidentielle, portées par trois candidats, MM. Hamon, Jadot et Mélenchon. Il faut aller plus loin : viser l’union ou l’alliance.


Que de surprises, dans cette campagne présidentielle ! Qui aurait dit il y a un an que François Fillon battrait Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ? Qui aurait dit voici neuf mois qu’Emmanuel Macron serait un possible candidat de second tour ? Qui aurait dit il y a six mois que Benoît Hamon porterait les couleurs du Parti socialiste ?

Célébrons d’abord une bonne nouvelle : Manuel Valls est balayé. Cet homme dangereux et autoritaire a été battu à plate couture par Benoît Hamon dans le deuxième tour de la primaire de la « Belle alliance populaire », dimanche 29 janvier, par 58 % à 41 %. C’est un score digne des « Experts », l’équipe française de handball qui, le même jour, a remporté la Coupe du monde par 33 buts à 26.

Maintenant, où en sommes-nous ? A moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, qui aura lieu le 22 avril, le jeu semble bien posé : dans l’ordre alphabétique, François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, et Jean-Luc Mélenchon ont chacun(e) des chances raisonnables de se placer dans une des deux positions de tête. Des surprises pourront encore venir, notamment d’un éventuel effacement de M. Fillon, rattrapé par son comportement népotiste (« népotisme : abus de quelqu’un qui use de son autorité pour procurer des avantages aux gens de sa famille »), d’un effondrement de M. Macron à la façon de Balladur, chéri des sondages, en 1995, ou de tout autre événement, les surprises étant par définition imprévisibles.

Cinq compétiteurs, donc. Représentant avec Fillon une droite dure néo-libérale, avec Le Pen une droite xénophobe et nationaliste, avec Macron une voie néo-libérale de type Fillon mais ouverte sur les questions sociétales, avec Hamon, un socialisme en recomposition axé sur l’écologie, avec Mélenchon, une gauche alliant exigence écologique et de justice sociale.

Résultat du quinquennat de M. Hollande, qui a appliqué une politique néo-libérale contraire à ses engagements de 2012, le Parti socialiste est déchiré entre les néo-libéraux, qui se rallieront - surtout les parlementaires - à Emmanuel Macron, et une base désireuse de revenir à gauche. M. Hamon aura du mal à gérer cet éclatement : il aura l’ascendant dans un parti qu’il connaît parfaitement, mais il ne pourra éviter la fuite d’une partie de ses élus.

La droite, de son côté, va se déchirer, avec un Fillon coincé par la rivalité de Mme Le Pen et l’attraction exercée par le jeune Macron, expert en communication et privilégié par l’oligarchie.

Concrétiser l’union entre l’exigence écologique et 
le souci de justice sociale

Jeu très ouvert, donc. Hamon peut-il nuire à l’essor de Mélenchon ? Sans doute, et c’est l’inquiétude qu’avaient de très nombreux citoyens soucieux de donner le plus de force possible à la dynamique de La France insoumise. Mais la victoire de Hamon permet aussi un éclatement possible du PS et une recomposition d’une force opposée au productivisme qui unit les trois candidats de droite. Elle permet aussi de mettre les questions de la transition écologique au centre du débat, puisque trois candidats la porteront avec force, MM. Hamon, Jadot et Mélenchon.

Mais il faut aller plus loin. Ce qui est en jeu, dès cette année, c’est la formation de cette force qui empêchera la France de glisser vers un régime nationaliste de nature fasciste, ou vers un régime néo-libéral autoritaire appliquant la stratégie du choc. Ce qui est en jeu, c’est la concrétisation de cette union entre l’écologie et la justice sociale, dans une démocratie renouvelée, union à laquelle aspirent tant de citoyens, et qu’expriment tant d’alternatives, de mouvements, de pensées depuis dix ans.

Messieurs, vous avez maintenant une lourde responsabilité

MM. Mélenchon, Hamon, et Jadot, vous avez maintenant une lourde responsabilité. La première est de ne pas vous déchirer, d’aller à cette bataille présidentielle en parfaite courtoisie et respect réciproques, sans céder aux tentations qui vous seront proposées par des médias aux mains des oligarques de vous blesser les uns les autres.

Mais il y a plus encore : vous devez chercher l’union. Certes, le programme de La France insoumise, discuté et réfléchi de longue date, a le mérite de l’antériorité et de toutes celles et ceux qui y ont participé. Certes, M. Mélenchon et ceux qui le soutiennent peuvent arguer de la logique de leur stratégie, et critiquer les errements du Parti socialiste et donc de son actuel champion. Certes, et c’est peut-être le plus important, s’il y a mille points d’accord entre vous sur la transition écologique, sur la politique fiscale, sur la démocratie, la politique étrangère et le rôle de l’Etat font débat, et même parfois opposition.

Mais nous sommes des millions, en France, à penser que ce qui vous unit est plus important que ce qui vous sépare. Pour l’avenir, Messieurs Hamon, Jadot, et Mélenchon, parlez-vous, travaillez ensemble, préparez l’avenir. Et même si nous savons que la vie politique est âpre et la concurrence sévère, nous savons que de belles surprises peuvent encore arriver : unissez-vous !


Signez les appels 
Hamon, Jadot, Mélenchon : un candidat mais pas trois !

Celui de Marc Dufumier, Professeur émérite, AgroParisTech, 
Gérard Filoche, Inspecteur du travail et Membre du Bureau National du PS et 
Marie-Monique Robin, Réalisatrice : SIGNEZ ICI

Ou celui de Change.org : SIGNEZ ICI

dimanche 1 janvier 2017

En 2017, soyons des artisans de paix

« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé. » - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

« L’automne touche à sa fin - nous écrivent quelques occupant(e)s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en décembre - et l’autre jour on a regardé les infos. Comme d’habitude, les politiques disaient tout et n’importe quoi. Comme d’habitude, les médias en faisaient toute une salade. Et comme d’habitude, on se disait « cause toujours, tu m’intéresses ». Malgré tout, contrairement à ce qu’ils avaient annoncé, il semblerait qu’ils aient plus tant l’intention que ça de nous expulser, ni même de commencer des travaux dans un coin.

On ne va pas crier victoire tout de suite ni trop s’envoyer de fleurs, mais avec les flics qui râlent, les marchés de Noël à passer au peigne fin et les autres joyeusetés de l’état d’urgence, ça a pas l’air très stratégique de venir s’embourber dans le bocage. D’autant plus que c’est le moment d’avoir l’air plus malin que ses petits camarades pour espérer gagner l’élection présidentielle.

On a fait de notre mieux, cet automne, pour ne pas leur donner envie de venir. Ce n’était pas reposant de passer ces trois mois entouré(e)s par des signes d’intervention imminente et de se préparer à résister. Faut bien reconnaître que dans l’urgence, on ne prend pas toujours le temps de faire des processus de discussion horizontaux ni de prendre tout le monde en compte dans les actions. Mais on a quand même réussi à bien leur mettre la pression : formations et préparation matérielle à la défense sur le terrain, mise en place de l’accueil en cas d’expulsion, manifestation et constructions du 8 octobre, actions d’information et de solidarité un peu partout. Depuis les villes ou les petits coins de campagne, les cabines de tracteurs, les maisons occupées ou les cabanes dans les bois, on a tout(e)s contribué à les faire reculer.

Et maintenant ?

La menace n’a pas disparu, on en est bien conscient(e)s.

Mais on a plus de place dans nos têtes et de temps dans nos semaines pour voir plus loin que la défense immédiate de la ZAD. On peut de nouveau prendre soin de la vie et de la lutte ici. On met en place des façons de mieux accueillir les gens qui passent ici, que ce soit pour un après-midi ou pour une semaine. On reparle tou(te)s ensemble de l’usage des terres. On essaie de définir des limites collectives et on apprend à prendre en charge nos embrouilles et nos conflits nous-mêmes. On relance les dynamiques d’infotours.

Pendant ces moments de panique collective, on a aussi crée plein de liens. Les liens perdurent et se renforcent avec les soignant(e)s qui sont prêt(e)s à venir nous aider sur le terrain, avec les habitant(e)s du coin qui nous ont proposé des hébergements, avec les comités locaux qui se sont investi(e)s dans les lieux d’accueil ou la défense en cas d’expulsion, les travailleur(euse)s syndiqué(e)s qui ont appelé à exercer leur droit de retrait, et tous les groupes et personnes qu’on a croisé(e)s pendant cette période.

Mais avec la panique on tombe facilement dans des rôles stéréotypés, identité de « zadistes » dans laquelle les médias s’empressent de nous enfermer. Comme si la seule chose qui nous rassemblait était d’habiter sur la ZAD contre un projet d’aéroport, alors qu’en vrai on aspire, tou(te)s différemment, à beaucoup plus que ça. Comme si il y avait, d’un côté les « zadistes » et de l’autre les « gentil(le)s », ce qui creuse le fossé entre nous. On souhaite profiter de ces moments plus calmes pour faire vivre ensemble la lutte contre l’aéroport, mais aussi le « et son monde ». On voudrait qu’il y ait autant d’énergie qu’on en trouve ici pour lutter aussi ailleurs et contre tout ce qui nous révolte dans ce monde : les frontières qui bloquent la route des migrant-e-s, l’état d’urgence et les prisons, les projets de pipelines comme au Dakota du Nord, etc. Pour refuser ce qui nous est imposé d’en haut, pour construire des vies qui nous ressemblent, pour partager des histoires et des pratiques de lutte avec d’autres et construire des solidarités réciproques.

Alors bravo à tou(te)s, et à bientôt, ici ou ailleurs ! »

« La transition écologique n’est pas une théorie ; encore moins une vue de l’esprit », nous dit, de son coté, l’association « Agir pour l’Environnement ». « Elle est déjà une réalité concrète pour des dizaines de milliers de citoyennes et citoyens, engagés au quotidien.

Du développement des énergies renouvelables à la promotion des circuits courts, de la réduction des déchets au soutien à une finance éthique, la vitalité de cette transition silencieuse ne peut que nous remplir d’espoir.

En cette nouvelle année, formulons le vœu que ces mille révolutions tranquilles fleurissent ! »

Belle et heureuse année 2017 à tous. Que la paix et l’amour soient toujours avec vous et ceux que vous aimez. Je forme le vœux que nous soyons, encore et toujours, les porteurs de ces lumière afin que nous éclairions ce monde pour lui redonner l’espoir en un avenir qui serait enfin désirable.

dimanche 26 juin 2016

Après le brexit, appelons à un sursaut européen

Après des semaines d’une campagne tendue, manipulée et souvent nauséabonde, les britanniques ont tranché et se sont prononcé-es en faveur de la sortie du pays du projet européen. Ce vote constitue un coup porté à l’Union européenne et aux valeurs qui ont donné lieu à la naissance du projet européen : l’union pour la paix et le rapprochement des peuples sur le continent.

"Le Brexit est un électrochoc. Il faut revenir à l'essentiel : écouter les peuples pour refonder l'Europe." nous dis Manuel Valls. Quand le Matador au 49.3 se fend d'un trait d'humour qui peut le croire ? Mais sur le fond et le constat, il n'a pas tort, ce Brexit est bien l'échec de L'Europe du fric, des lobbies, des libéraux, des entreprises et des multinationales, graals tout puissants encensés au détriment des citoyens ... citoyens suppliciés sur l'autel des marchés. Ce Brexit est le résultat de l'abandon des familles face à la misère et la précarité que notre mondialisation inhumaine réclame. Ce Brexit est la victoire éclatante des xénophobes et des égoïsmes. Victoire qui aura fait jouir tous les populistes et haineux aux blonds cheveux que l'Europe possède.

L'Europe porteuse de tous les maux ? Europe technocratique et loin des préoccupations réelles ? Je veux bien mais d'un autre coté, nous rappelle Lodovico Cassinari, "les Britanniques (ou du moins leurs gouvernements successifs) ont beaucoup contribué à réduire le projet européen à sa seule dimension de marché commun" … des gouvernements britanniques qui n'ont vu en l'Europe qu'un marche pied utilitaire au service exclusif de leurs intérêts nationaux sans jamais en accepter la philosophie des pères fondateurs, celle du partage et de la redistribution afin de porter tous ses membres et assurer la paix sur un continent qui n'avait jamais connu que guerres et conflits comme fonctionnement. À la décharge des anglais, il est vrai aussi que cet idéal est depuis longtemps foulé du pied par la finance qui ne voit pas L'Europe comme une terre d'Hommes mais comme une réserve de consommateurs. La finance qui après avoir détruit les entreprises aura détruit l'idéal européen. Les libéraux n'ont pas de quoi pavoiser.

Pourtant, au lendemain du résultats certains, en Grande-Bretagne semblent avoir la gueule de bois. Selon The Washington Post, de nombreux Britanniques auraient voté sans avoir réellement pris connaissance de ce qu'est l'Union européenne. Une Londonienne, dont le tweet est relevé par Slate.fr, assure avoir entendu une dame déclarer au pub avoir voté "'Leave' parce que je pensais que nous resterions".Sur Twitter, un député conservateur a ainsi indiqué que, dans sa circonscription, il a croisé de nombreux électeurs "qui ont voté 'Leave' pour que le 'Remain' ne l'emporte pas avec une grande majorité". "Je suis choqué, je ne pensais pas que cela allait arriver" "Je ne pensais pas que mon vote allait être aussi important" (il est vrai qu'à la décharge de cet électeur on est pas très habitué à ce que nos votes changent quoi que ce soit) : certains partisans du Brexit regrettent déjà leur choix .. mais on aura les mêmes en 2017 en France, nous dit, sur Facebook et avec pertinence, Cyril Cognéras ... "Non mais tu vois ?... je croyais pas vraiment qu'elle serait élue... et Ali je lui achetais des kebabs... euh je croyais pas qu'elle l'expulserait en Turquie... il était communiste kurde... et la CGT, ils m'ont aidé... euh je croyais pas qu'elle l'interdirait... et le droit à l'avortement je n'aurais jamais cru qu'elle reviendrait dessus ni sur les droits des femmes ... Je vote FN juste pour protester, ch'uis pas raciste, mais euh je regarde Nrj12 et TF1, alors tu vois ? Euh... tu vois?..." Oui je vois... Je vois aussi, à l'instar de Yves Paccalet, que sans l'Europe, "il n'y aurait pas Natura 2000, mais des Center Parcs, des pistes de ski ou des grands magasins partout à la place des zones humides ou naturelles; les loups et toute la faune sauvage se retrouveraient sans aucune protection ; il n'y aurait pas non plus d'Erasmus, ni de redistribution d'argent pour les zones défavorisées et l'agriculture bio, il n'y aurait pas d'euro ni de libre circulation de personnes, etc. Je veux bien qu'on soit anti-européen effréné, mais il faut se renseigner un peu avant de voter "out" sur ce qu'on perdra quand on se retrouvera en Franxit, sous l'autorité de Marine Le Pen."

Espérons pourtant que nous serons collectivement sages pour en tirer toutes les conclusions et pour, enfin, construire une Europe sociale et écologique porteuse d'espoirs et de désirs d'avenir ... TAFTA sera un bon test. Mais l'honnêteté me pousse à avouer que j'ai des doutes devant tant d'année "d'après élections" où nos politiques nous affirment, inlassablement, la main sur le cœur, persuadés que nous les croyons, qu'ils ont entendu le message des électeurs et que plus rien ne sera jamais comme avant. L'histoire leur a toujours donné tort ... the show must go on for business as usual. Les affaires ont toujours continué sans trêve, au détriment des peuples et de l'environnement, pour finir par stopper le projet européen, miné par l’accaparement des décisions par quelques aux profits d'une minorité possédante. Le choix semble donc désormais se situer entre le repli nationaliste ou la refondation du projet européen. Pour les écologistes, dont je me réclame, ce renouveau n’a jamais été aussi nécessaire et le statu quo ne peut être envisageable. L’Union européenne doit redevenir ce qu'elle à toujours été, c'est à dire une terre porteuse d'espoirs, de réponses aux défis actuels des crises sociales, écologiques, climatique, énergétique et métallique, de paix et de vivre-ensemble, de prospérité partagée dans la liberté et les équilibres écologiques, de protection des plus humbles contre la prédation d'un petit nombre, redistributive et consciente de ses dettes vis-à-vis des pays dit du sud.

Alors au lendemain de ce jour historique je garderai tout de même mon amitié pour nos voisins et amis anglais car je n'oublie pas notre histoire commune, je n'oublie pas comment, après des siècles de guerres et suite à la proposition faite, le 16 juin 1940, au gouvernement français par Jean Monnet et Winston Churchill, nos deux pays ont failli fusionner afin d'unir leurs forces face au péril nazi et j'aime combien, eux comme nous, nous aimons mutuellement faire vivre, dans une véritable et profonde tendresse fraternelle, notre rivalité ancestrale. Je suis juste triste de cette frontière qui se dresse maintenant entre nous.

vendredi 1 janvier 2016

2016 pour un plan Marshall de la durabilité mondiale

Quand on demande à Pierre Rabhi comment faire bouger les lignes et comment faire comprendre à l'humanité que l'écologie est le fondement même de la vie ? Celui-ci répond que « Le premier maillon de l’action est déjà de prendre conscience de notre inconscience. Nous sommes installés dans ce qui est proposé comme une vérité mais qui détruit la vie. Nous avons besoin de la nature mais la nature n’a pas besoin de nous. Une fois que nous aurons compris cela, nous pourrons sortir de notre inconscience. »


Ainsi et c'est un fait, notre humanité, grisée d'inconscience, est en péril de part une mondialisation inhumaine et destructive, basée sur la consommation d'énergies fossiles et de matières premières toujours plus rares. Au vingt-et-unième siècle nous héritons - ce n'est pas une découverte - d'un monde organisé non pas pour durer mais pour produire du bénéfice. La Terre n'est plus vue comme le berceau de nos vies mais comme une mine à ciel ouvert où nous puisons sans conscience. Toutes nos vies, toutes nos villes, toutes nos sociétés sont basées sur la jouissance de l'avoir immédiat, jetable et non sur la prise en compte de réalités physiques et géologiques que nous impose notre planète. « De l'ère de l'abondance nous entrons dans l'ère de la rareté » nous dit Nicolas Hulot, pourtant nous regardons ailleurs. Les alertes sont pourtant là, mais nous regardons ailleurs. Ainsi à une échelle très locale, lorsque j'étais élus, je me suis battu pour que le renouvellement urbain prenne en compte les conséquences, pour les Ulissiens, le pic pétrolier survenu en 2006, car je voyais bien que nos logements n'étaient pas viables, en hiver, dans un monde d'après-pétrole. La courte expérience de ce mois de décembre 2015, aux Ulis, où des travaux ont obligé le fournisseur de chaleur à couper l'approvisionnement d'eau chaude, pendant 24 h, nous l'a parfaitement démontré. Il n'aurait pas fallu que cette coupure soit plus longue sinon la situation serait vite devenue invivable entre le froid des appartements et l'eau glacée des douches. Ainsi je m'étais battu afin que nous construisons en habitat passif mais personne ne m'a suivi à l'époque ... « Trop cher, coups partis, faut être réaliste Bruno, faut être pragmatique et arrêter de rêver, les ulissiens ne peuvent pas se l'offrir » (NDA : par contre raquer toute leur vie pour pourrir le climat et alimenter les multinationales, ça ils peuvent se l'offrir !), m'a-t-on rétorqué à chaque fois que je revenais à la charge. Malheureusement quand la fainéantise intellectuelle d'une majorité est plus forte que la raison d'un seul, il n'y a rien à faire. Dans la même veine, je me souviens de cette coupure, volontaire, d’électricité, d'une journée, au labo et qui a complètement paralysé toutes activités, plus de hottes, plus d'étuves, plus d'appareil de mesure, plus d'ordinateur … l'activité professionnelle et donc la production (de science) était complètement à l'arrêt. Ces courtes et innocentes expériences devraient nous alerter, nous interroger sur notre dépendance. Cela devrait nous interpeller sur notre vulnérabilité face à ce pétrole et cette électricité qui coulent dans nos veines. Comment se nourrir avec du pétrole hors de prix ? Que donnerait un black-out dans les grandes régions industrialisées, à l'autonomie alimentaire de quelques jours ? Je pense que tout cela tournerait rapidement à l'émeute. Nos villes françaises sont des malades perfusés au pétrole Arabe, au gaz Russe et à l'uranium Nigérien, supprimez-leur leur perfusions et les malades décéderont. Cela s’appelle l'effondrement. Cela devrait nous interroger sur notre vulnérabilité, mais force est de constater que cela n'interpelle pas grand monde.

Nous n'avons plus le temps de tergiverser.

Pourtant nous nous devons de relever le défi de la durabilité. Ce n'est plus un choix mais la seule urgence qui vaille. Nous n'avons plus le temps de nous contenter de mesurettes qui s'apparentent plus à du greenwashing qu'à une véritable prise de conscience des dangers qui sont devant nous. Il est temps de regarder, dans les yeux, les dragons des crises climatiques, environnementales, énergétiques, métalliques et finalement sociales et pacifiques, afin de les combattre efficacement et espérer en venir à bout.

Partout dans le monde des expérimentations, des projets alternatifs et industriels démontrent qu'il est possible de produire et de vivre autrement et mieux, tout en épargnant les Hommes et leur environnement. Partout des pionniers réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Ces expériences ont démontré leur efficacité, nous nous devons de nous en inspirer, de les amplifier afin de dépasser le stade de l'expérimentation. Nous nous devons de les intégrer les unes entre elles, sur un même territoire, afin de repenser notre façon de vivre ... une façon de vivre moins prédatrice mais plus humaine, plus solidaire … plus noble.

« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

C'est pourquoi nous devons lancer un immense plan Marshall de la durabilité mondiale et passer à la vitesse supérieure dans un esprit volontariste. Les indispensables et courageux colibris ne suffiront pas à éteindre l’incendie, il va nous falloir utiliser des armées de pompiers et de canadairs. Nous devons tous nous retrousser les manches, abandonner et dépasser tout ou partie de nos intérêts personnels, égoïstes et égocentriques. Si nous sommes tous de potentiels colibris, nous pouvons aussi être ces pompiers, mais pour cela nous nous devons de tuer nos dieux divins et consuméristes. Nous devons unir nos énergies, nos connaissances, nos influences pour nous sauver de la chute finale. Seul nous ne pouvons rien, mais ensemble et pour tous, nous pouvons beaucoup et pour ce faire, si nous devons penser global il nous faudra agir local. Ainsi il nous faut trouver le périmètre pertinent pour être efficace et visible : Les communautés d'agglomérations me semblent la bonne taille. Nous devons réunir tout ce que nos métropoles rassemblent de décideurs économiques, éducatifs et politiques, d'agriculteurs, d'associations environnementales et issues de l'ESS, d'agences pour l’emploi dans de grandes sessions de travail annuelles, loin des conférences d'auto-congratulation, sorte de « grandes messes qui font croire aux citoyens que l’on agit pour la planète alors qu’en réalité, nous continuons à épuiser partout ses ressources » … Loin des « agenda 21 » qui ont tous démontré leurs limites, car, à l'instar de Pierre Rabhi, je pense « qu’il y a beaucoup trop de théories dans ce monde et pas assez d’actions ».

Cet immense plan Marshall de la durabilité mondiale, se doit de passer par du travail collectif technique, organisationnel, de coordination, de modifications et d'engagements concrets des uns et des autres, autour des alternatives expérimentées ici et ailleurs confrontées au réel. Il nous faudra accepter, comme le dit si justement mon père, de jouer ensemble, collectif, à tous les niveaux, et non en additionnant nos produits finis personnels. Ce travail se devra d'être suivit d'évaluations, de recalages et d'ajustements annuels, suivant des indicateurs concrets, et de la prise d'engagements supplémentaires afin d'entrer dans un cercle vertueux et salvateur. Ces expériences de volontarisme durable devront être parfaitement exemplaires afin de pousser toutes les autres collectivités à emboîter le pas de la durabilité.

Je suis bien conscient des contraintes économiques, des « lois du marché » que nous imposent notre monde de compétition et de productivité qui freine toute volonté de changements. J'ai bien conscience des freins idéologiques, psychologiques et des intérêts personnels qui rendent une démarche de changements systémiques proche de l'impossible, mais nous n'avons plus le choix : c'est cela ou être condamné à court terme (50 ans pour la NASA) à disparaître.

J’exhorte à la révolution pacifique, culturelle et écologique.

J'exhorte donc tous les Hommes de bonnes volontés à déclencher ce travail impérieux autour de l'éducation et de la culture pour toutes et tous (nécessaires et indispensables points de départ de toute révolution), du renoncement accepté et de la sobriété heureuse pour un monde enfin durable et désirable.

J'exhorte donc toutes les forces vives de nos cités à déclencher ce travail impérieux autour des économies d'énergies, de la sortie, à court terme, des énergies fossiles et du développement des énergies renouvelables.

J'exhorte toutes les forces vives de nos cités à déclencher ce travail autour du développement de nouvelles formes de mobilités plus sobres en émissions de Gaz à Effet de Serre ... à réduire la place de la voiture. A questionner tout projet urbain (infrastructures routières, habitats, commerces …) aux regards des impératifs climatiques, sociaux et environnementaux, à avoir une vision innovante et audacieuse, dans tous nouveaux projets de constructions neuves, afin de limiter l'usage du béton, fort émetteur de Gaz à Effet de Serre, et a les réaliser suivant tous les principes du développement durable.

J'exhorte toutes les forces vives à protéger les terres agricoles, à soutenir et promouvoir l'agriculture urbaine (permaculture, agroforesterie, biologique ...) et de proximité, de saison et sources d'emplois durables, vivrière, saine et aux circuits court, sur tout les territoires des agglomérations et métropoles. A promouvoir auprès des populations, de manière constante, adaptée et volontariste les principes du développement durable, de la sobriété heureuse, de la solidarité et à soutenir les initiatives citoyennes pour le climat, la transition énergétique et l'économie décarbonée.

J'exhorte tous nos décideurs à réinventer l'économie pour la remettre à sa juste place, c'est à dire au service de l'humanité. A promouvoir l'économie circulaire et à condamner l'obsolescence programmée qui est un crime contre l'humanité. A orienter les investissements et les marchés publics vers des choix et des filières sobres en carbone, à entamer des dialogues constants avec leurs partenaires financiers sur leurs investissements et leur émissions de gaz à effet de serre, sur les moyens mis en œuvre pour contribuer à la transition énergétique et écologique de l'économie et de la société, à l'équité sociale et à ne plus soutenir les multinationales pour préférer, autant que possible, l'économie sociale et solidaire, alternative, biologique, de proximité et écologique.

Ce travail est immense, presque impossible, je sais, mais avons nous une autre alternative si nous ne voulons pas l'effondrement mondial de l'humanité ? J'exhorte donc notre monde à amplifier et accélérer les politiques actuelles en faveur du climat, de la préservation de l'environnement naturel et agricole, de la sobriété énergétique et de l'égalité sociale et culturelle afin de relever le défit de la durabilité. Je nous exhorte tous à cesser cette guerre contre la nature qui, si nous la gagnons, signera notre fin comme nous le dit, si bien, Hubert Reeves. Cette humble prière sera mon vœux pour la nouvelle année qui s'annonce et que je vous souhaite belle, pacifique, écologique, pleine de conscience des urgences, de dépassements de soi et de renoncements acceptés, de volontés d'agir et de rêver, d'amour et d'amitiés.

jeudi 16 juillet 2015

Notre-Dame-des-Landes 2015 : On ne lâche rien !


Lettre de Michel Tarin aux participants à NDL2015

Lettre lue par Agnès Belaud en clôture du rassemblement

A Toutes et à Tous, Bonjour !

C'est avec beaucoup de tristesse, mais aussi d'espoir, que j'ai accepté une nouvelle hospitalisation 4 jours avant ce grand rassemblement.
Cela fait partie du combat que je mène, avec les miens, contre la maladie...
Mais j'espère pour revenir plus fort à vos côtés !

Je vous souhaite 2 grandes journées de réflexions et de luttes. Continuez toujours à faire des propositions et mener des actions pour imposer un autre développement en faisant barrage aux projets inutiles et destructeurs de Notre-Dame-des-Landes et d'ailleurs...

Il faut toujours renforcer la coordination entre les luttes par l'association contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, soutenir le travail engagé auprès du Tribunal Permanent des Peuples et faire connaître à tous les citoyens le travail colossal des ateliers citoyens.

Vendredi prochain, la justice rendra son jugement sur nos recours au Tribunal administratif. Tout d'abord, attendons le résultat... mais déjà les Pro-aéroport et certains élus sont sûrs d'avoir obtenu le début des travaux !

Pour cela pourtant, seule une décision politique au plus haut niveau de l’État peut en prendre la décision.

Si jamais cette décision était prise, il leur faudrait passer par la violence d’État avec ses forces policières pour évacuer la zone... (Alors une pensée pour Rémi Fraisse et les blessés des luttes précédentes).

Mais, nous serions plusieurs dizaines de milliers dans la non-violence, mais en désobéissance civile à revenir sur le terrain comme en novembre 2012 !

Ce serait également un moyen concret de participer par l'action à la Conférence internationale sur le Climat de décembre prochain à Paris.

De même pour les élection régionales, les candidats qui font des discours sur l’Écologie tout en soutenant les Projets Inutiles n'auront pas ma voix !

NE LÂCHONS RIEN, « QUAND LE PEUPLE LUTTE, LE PEUPLE GAGNE » !

Nous sommes donc « condamnés » à gagner pour l'avenir de notre planète et les générations futures.

A TRÈS BIENTÔT DANS LA LUTTE.

Michel

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Notre-Dame-des-Landes 2015 : 
Une détermination renforcée par le succès du 15ème rassemblement.

Par l'ACIPA

La réussite éclatante du quinzième rassemblement annuel Notre-Dame-des-Landes 2015, organisé par la Coordination des opposants au projet d'aéroport, laisse, selon l'un de nos adhérents, « peu de doute sur l'impossibilité pour le Pouvoir de passer de nouveau à l'acte de destruction ». Si la lutte de Notre-Dame-des-Landes est devenue le « phare » des luttes européennes, nous avons, après ce week-end plus que chaleureux, accumulé assez d’énergie pour contribuer à éclairer les autres luttes pendant encore très longtemps.

Bravo et merci aux membres des commissions qui travaillent depuis 6 mois autour de ceux qui sont devenus au fil des rassemblements de vrais pros de l'organisation, aux comités de soutien et aux très nombreux bénévoles qui les ont aidés jusqu'au bout, ainsi qu’aux producteurs qui ont donné des produits ou prêté du matériel.

Bravo et merci aux 15 000 participants de ce grand rendez-vous d'avoir répondu à notre appel encore une fois ! L'ambiance détendue mais déterminée qui s’est installée - sous un soleil généreux cette année - nous a valu de très nombreuses félicitations enthousiastes.

Bravo et merci aux organisations venues de partout en France - Roybon, Sivens ... et même de Grande Bretagne et d'Allemagne - pour apporter de l'information sur un stand ou/et débattre au travers de la quarantaine de forums proposés. La qualité des échanges augmente chaque année et nous permet de dire que notre traditionnel rendez-vous festif est devenu un rendez-vous militant de très haut niveau répondant à une forte attente des citoyens.

Bravo et merci aux artistes venus nous faire danser et aux bénévoles de l'occupation du ciel pour ces instants magiques.

Nous avons été très honorés par la présence de M. Tognoni, secrétaire général du Tribunal Permanent des Peuples et nous le remercions d'avoir été à nos côtés en cette période importante de notre lutte.

Les hommages rendus à Rémi Fraisse en ouverture du rassemblement et du meeting politique ont été des moments forts, remplis d'émotion et de respect. Chacun avait conscience qu'un tel drame ne doit pas se reproduire.

Rien n'est encore acquis pour l'abandon total du projet. Nous devons continuer de travailler sur les trois piliers de notre action :

  • Nous attendons sereinement le rendu de jugement prévu le vendredi 17 juillet sur les 17 recours déposés notamment au titre de la Loi sur l'Eau et des Espèces protégées. Ce n'est « qu'une première manche dans un match en 3 sets » selon un autre militant.
  • Du côté politique, nous devons nous préparer pour le mois de décembre en prévision des élections régionales (surtout en PDL et en Bretagne, financeurs potentiels du projet de Notre -Dame-des-Landes) et de la COP 21 dont on peut dire que le débat a déjà commencé ce weekend à Notre Dame des Landes.
  • Sur le terrain, nous resterons vigilants, toutes composantes unies, pour décourager la moindre velléité de début de travaux, convaincus que notre désobéissance est légitime. Toutes les composantes de la lutte travaillent à un avenir commun sans aéroport, riche d’échanges de pratiques agricoles nouvelles et de respect pour un vivre ensemble en bonne harmonie après l’abandon du projet.
Nous souhaitons un bel été à tous !

Portez la lutte de Notre-Dame-des-Landes partout où vous allez cet été pour la renforcer !

Pensez aux autres luttes venues à Notre-Dame-des-Landes ce week-end qui ont besoin de nous pour les soutenir !

Rendez-vous à la mi-août pour reprendre très activement nos actions dans la non violence - c'est à dire des actions cohérentes avec le monde que nous voulons contribuer à bâtir - dans le respect des biens et des personnes et avec une détermination non seulement intacte mais complètement renforcée par ce qui vient de se passer autour de Notre-Dame-des-Landes 2015.

L'ACIPA

lundi 12 janvier 2015

Le temps des questions

Intervention de François PERINET, au nom de la section du Parti Communiste Français, lors du rassemblement du 10 janvier 2015, à la Pierre de la Liberté, aux Ulis, en hommage aux victimes de la barbarie qui a touché la France les 7, 8 et 9 janvier 2015 :

"Nous sommes, dans notre diversité, très nombreux aujourd'hui pour une raison simple. Nous avons eu envie de nous dresser face à des tueurs, des obscurantistes au front bas, des flingueurs qui ont emprunté leur savoir -faire à la mafia. Leur but était de semer la peur. Ils ont, au contraire, provoqué un sursaut citoyen et populaire. Cela fait chaud au cœur. Maintenant des questions se posent et j'en vois quatre

La première, quels dangers ?

Je crois que l'un des plus grands est de voir dans l'autre, notre voisin un peu différent de nous, la menace. Entendez déjà ces commentaires, venus de loin et de haut : « La France est en guerre, ses vrais ennemis sont à l'intérieur ». On veut nous faire croire que l'ennemi, c'est l'immigré, le musulman, le sans-papiers. Refusons ces amalgames odieux.

Deuxième question : Pourquoi « Charlie Hebdo » a-t-il été attaqué ?

Parce que c'était une voix irrévérencieuse. qui contestait l'ordre établi, qui brocardait les intégristes de tout bord, en papillotes, barbus ou en robes de bure, qui brocardait les racistes, les machos, les grands patrons arrogants soi-disant écrasés par les coûts salariaux. Ce journal était réalisé par une équipe de garnements attentifs au monde, inquiets, lucides, avec pour arme le crayon et le rire. La presse indépendante des grands groupes, qui ose dire que le monde ne tourne pas rond, sachons la défendre contre l'étranglement financier.

Troisième question : Pourquoi une société peut-elle enfanter de tels monstres ?

Les dérives fondamentalistes se construisent avec des faibles d'esprit. Mais aussi en s'appuyant sur des frustrations. Aujourd'hui le libéralisme prône la guerre de chacun contre chacun et de tous contre tous. Les grands projets solidaires et collectifs d'émancipation humaine sont traités d'utopies archaïques. Ne faut-il pas s'interroger sur les dégâts que provoquent de tels discours ?

Enfin, question essentielle, comment prévenir la répétition de tels crimes ?

Bien évidemment, des mesures de sécurité plus efficaces sont indispensables. Mais on sent bien que cette réponse ne suffit pas, est trop courte.

Pour que la République- liberté, égalité, fraternité- fasse corps, il faut qu'elle ne soit pas en souffrance. Il faut que l'égalité de l'accès au travail, à l'éducation, à la santé, aux bonheurs de la vie devienne une réalité pour tous, alors nous nous sentirons libres, alors la fraternité des luttes ressurgira, alors les prédicateurs de haine auront les plus grandes peines à recruter des criminels. Jaurès qui fut, lui aussi, assassiné, il y a 100 ans, le disait avec ses mots à lui : « La république doit devenir sociale pour vivre et se développer. »

Que le choc que nous subissons nous fasse aussi réagir dans ce sens."

jeudi 8 janvier 2015

Vous avez perdu et vous perdrez toujours.

Vous avez perdu

Vous avez assassiné des journalistes et des policiers au nom de rien, vous avez cru nous faire peur et vous avez perdu. Bien sûr nous avons les larmes aux yeux et nous pensons à ces familles que vous avez détruites. Nous pleurons nos morts, nos amis inconnus qui étaient si proches de nous sans que nous les ayons connus. Ils étaient nous, notre liberté, portée aujourd’hui et demain contre l’intolérance et l’obscurantisme.

Et vous avez perdu

Parce que notre liberté est vivante, éternelle, qu’elle est en nous. Nous n’écouterons pas les messages de haine ou de vengeance parce que ce n’est pas l’esprit de Charlie hebdo. Nous sommes Charlie, avec notre droit au rire, à la dérision, notre droit de vivre debout plutôt que mourir à genoux disait Charb.

Vous avez perdu

Vous avez perdu et vous perdrez toujours, comme l’Histoire nous le dit. L’esprit gagne toujours sur la haine, l’esprit de Charlie qui est liberté, notre liberté. Vous n’arriverez jamais à détruire ce bien le plus cher que nous aimons par dessus tout. Vous pouvez fourbir vos armes et faire couler le sang, tenter de créer un climat de haine en France, tenter de nous dresser les uns contre les autres, vous perdrez, à chaque fois.

Vous avez perdu

Dès l’instant où vous avez abandonné votre esprit pour devenir assassin, vous avez perdu et vous perdrez toujours. Dès ce soir, partout en France, des femmes et des hommes épris de liberté vont vous répondre, pacifiquement, sans haine, sans peur. Nous serons des milliers et vous n’êtes rien. Nous sommes sans arme les combattants de la liberté, de la liberté d’expression, de la liberté de la presse. Nous sommes des milliers, nous sommes Charlie Hebdo. Et vous perdrez toujours contre nous.

Vous avez perdu

parce que vous pensez tuer un journal et que ce journal est maintenant la France toute entière, debout et digne. Unie et libre. Et derrière cette France, il y a un monde épris lui aussi de liberté, de jeunes filles qui veulent aller à l’école, d’enfants qui veulent chanter, d’hommes et de femmes qui s’aiment. Nous sommes des millions et chacun porte maintenant en lui Charb, Cabu, Tignous, Bernard Maris, Wolinsky, vivants, rieurs et blagueurs.

Vous avez perdu et vous perdrez toujours

Herve Naillon (Facebook)

mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie !!!!

Attaque contre Charlie Hebdo ... Envie de vomir.

Liberté, liberté chérie toujours je chanterai ton nom.

Le vivre ensemble et l'amour pour répondre à la haine et à la barbarie.

La République, une et laïque, pour répondre aux religieux.

Un seul et même peuple, une seule et unique nation blessée aujourd'hui,
mais une nation debout, unie et libre.

l’intelligence pour répondre à la barbarie.

Liberté, liberté d'expression toujours je te chérirais.



LIBERTE  , EGALITE , FRATERNITE

dimanche 21 septembre 2014

Marcher pour le climat


Concernant le réchauffement climatique "la famille humaine est au pied du mur, clairement l'écologie c'est l'enjeu majeur du 21e siècle" nous dit Nicolas Hulot qui lance un appel à la mobilisation populaire. "Manifestez-vous sur les réseaux sociaux, exhorte-t-il, pour envoyer un message à nos responsables politiques qui hésitent encore à oser le changement." Pour Nicolas Hulot, l'humanité n'a plus d'excuses : "Il fut un temps où on ne savait pas comment faire. Aujourd'hui, les technologies sont là". De mon coté je dirai que nous n'avons, non plus, plus l'excuse de ne pas savoir, car aujourd'hui nous savons. Nous savons qu'un monde, celui que nous connaissons depuis notre naissance, est mort et qu'un autre se profile, celui de l'après pétrole, celui des changements climatiques, celui de la rareté des ressources. De nos choix viendra soit la suite de l'histoire de l'humanité soit sa chute. Mais nous ne pouvons compter sur la clairvoyance de nos politiques, assujettis aux lobbies et trop affairés à préserver leur pouvoirs et leurs minables privilèges.

Conscient de ce constat il nous faut nous manifester afin de demander, de hurler, d'imposer d'autres choix que celui de la croissance et de la consommation qui ne peuvent être la solution puisqu'elles sont le problème. Et c'est dans cette idée là, qu'aujourd'hui, la société civile du monde entier se mobilise. En ce dimanche 21 septembre 2014, deux jours avant le Sommet des Nations Unies sur le dérèglement climatique, qui rassemblera à New-York les chefs d'Etat et de Gouvernement, plus de 2000 villes seront le théâtre d'une grande marche pour le climat.

150 000 personnes attendues à New-York, des affiches placardées un peu partout dans Paris jusque dans le métro, des interpellations de chefs d’Etats à en revendre… Le vent de la mobilisation contre le changement climatique se remet à souffler. De New York à Berlin, de Bogota à New Delhi, de Paris à Melbourne ainsi que dans des milliers d’autres villes, nous serons des millions à faire entendre nos voix pour rappeler aux chefs d’Etats que la question climatique est universelle, urgente et que d’elle dépendent les écosystèmes et le destin des hommes. Les dirigeants ont une responsabilité sur le changement climatique, à travers la gestion de l’économie, des ressources et des énergies.

Objectif de ces marches ? Réussir le rendez-vous de Paris 2015, et gagner un accord efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

A Paris, 
la Marche pour le Climat 
partira de la Place de la République 
à 14h00 
pour rejoindre 
l'Hôtel de Ville.

dimanche 16 février 2014

Les combattants du chacun pour soi

Indignez-vous : "12 Years a Slave" hier soir, il y a trois semaines j'allais voir "Mandela : Un long chemin vers la liberté", il y a quelques temps je revoyais, avec émotion, le film "Gandhi" et chaque jour je pense à Martin Luther King. 

Puis je me suis mis à regarder les habitants de mon pays. J'y ai vu des habitants frileux à prendre position, des habitants craintifs sur l'avenir, ne croyant plus à rien, des habitants qui ont baissé les bras en laissant les mains libres à des politiques qu'ils détestent, des milliers d'habitants - à l'instar de l'éléphant qui a peur de la souris - qui se demandent ce qu'ils peuvent bien faire contre une toute petite poignée de profiteurs, des habitants préférant la lutte pour le pouvoir d'achat à la liberté, préférant l'écran plat, l'i-pod, le téléphone portable, Marine Le Pen et la facilité à la lutte pour les droits, l'égalité et la fraternité, préférant les prêcheurs haineux et le replis sur soit au vivre ensemble et à la Paix. Moi, lors de mes rencontres d'élu, je parle de collectif, d'organisation aux règles claires, de justice, de partage, de solidarité, mais inlassablement les gens me parlent de leurs propres problématiques, comme s'ils étaient le centre du monde. Ils me parlent du fait qu'on ne leur a pas donné de place en crèche, qu'on ne leur a pas donné de locaux pour leur association, qu'on n'a pas donné de logement à leurs enfants, sans voir qu'ils ne sont pas les seuls sur Terre et que les règles sont là pour organiser des humains trop nombreux, éviter l'injustice et les passe-droits. J'ai aussi relus la citation de Stéphane Hessel, qui est sur ce blog, et je me suis dit, avec tristesse et désespoir, que nous étions véritablement bien loin de se passage de flambeau qu'il nous faisait : "Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux". 

Alors que nous sommes libres de nous indigner sans crainte de maîtres violents, d'une Gestapo inhumaine ou de colons arrogants nous avons peur. Peur de nous rebeller alors qu'il n'y a aucun danger à le faire. Que sera ce peuple quand l'intolérance et l'autorité régnera ? Alors je me suis dis que j'étais fier de faire de la politique et d'être militant écologiste, depuis près de 30 ans, car je me sens digne de l'héritage offert par ceux qui ont lutté pour leur libertés, qui nous ont dit de prendre le relais et qui nous ont demandé de nous indigner. De la lutte naît la dignité. Je ne me sens pas trop indigne.

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Bonnets Rouges vs Inondations : Il y a quelques mois nous avons vu, en Bretagne, des hordes de bonnets rouges, de citoyens manipulés et de patrons manifester contre l'éco-taxe et la participation citoyenne à la solidarité nationale. J'espère que nous verrons, logiquement, ces mêmes bonnets rouges, citoyens manipulés et autres patrons refuser, avec la même énergie, les aides de l'état qui viendront pour la reconstruction des sites, villages, espaces publics détériorés par les inondations et les tempêtes survenues en cet hivers jamais vu et qui devrait, à l'instar de l'été de 2003, devenir la norme dans les années qui viennent. Dans la même veine et alors que le premier ministre, David Cameron, a demandé, jeudi, l'aide financière de l'Union Européenne - cette hydre tant détestée quand il faut mettre la main à la poche - j'espère que les anglais refuseront - dans une logique et un pragmatisme "so British" - massivement ces subsides quand il leur faudra réparer et reconstruire après les inondations extraordinaires dont ils sont également victimes.

Photo : Ben Stansall-AFP
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[...]Range ton revolver
Je vais t'expliquer, calme-toi

Y a des gens dans cet avion
Qui pensent autrement
Qui ont la même vie que toi
Mais qui sont contents
Qui suivent comme des moutons
Qui portent leur croix
Qui sont de vrais combattants
Mais chacun pour soi
Y'en a même qui sont bons
Tu dois respecter ces gens-là

Allez donne ton revolver
On va rien te faire
On dira rien à personne
J'en fais mon affaire [...]

Détournement - Daniel Balavoine - 1980