"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.
Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."
Stéphane Hessel
dimanche 13 octobre 2019
A toi, le petit garçon qu’un élu de la République a fait pleurer
mercredi 23 août 2017
Poussière d'étoiles.
samedi 24 décembre 2016
Sacrée croissance !
vendredi 1 janvier 2016
2016 pour un plan Marshall de la durabilité mondiale
dimanche 16 août 2015
J'ai pas voté!! (Film Complet)
il y a longtemps que ça serait interdit."
Aldous Huxley - "le Meilleur des Mondes" - 1931.
samedi 16 mai 2015
Débarquons Maud Fontenoy des écoles
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de l'Education Nationale
mercredi 29 avril 2015
Talon Bishop tuée par un requin, adieux et respect
Respecter la nature et vivre avec.
jeudi 3 octobre 2013
Conférence environnementale : les ONG et la CGT demandent une feuille de route plus ambitieuse
vendredi 24 février 2012
La Recherche : Appel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aux candidats à l’élection présidentielle et aux citoyens
L’actuel gouvernement présente la réforme de l’Université comme l’une des grandes réussites du quinquennat. Il prétend avoir donné aux universités leur autonomie, avoir fait, en faveur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « des efforts financiers sans précédent », avoir engagé une politique de l’excellence qui commencerait à porter ses fruits au niveau international et avoir réformé la formation des maîtres pour parvenir à une « meilleure formation des enseignants ».- Les universités subissent une tutelle du Ministère toujours plus tatillonne et dépendent de plus en plus de financements privés et d’impératifs de rentabilité immédiate. L’attribution des crédits récurrents de l’État est toujours aussi parcimonieuse et opaque. Et les « Responsabilités et Compétences Élargies » imposées aux universités ne contribuent en rien à leur autonomie puisque l’État leur délègue de nouvelles charges financières sans les compenser.
- Alors que le gouvernement affiche l’Enseignement comme secteur prioritaire, aucun poste d’enseignant n’a été créé dans le supérieur depuis 2008. Le budget des universités, hors inflation, est en baisse d’environ 1 %. La liste des universités en déficit structurel ne cesse de s’allonger, imposant à l’État une mise sous tutelle contraire à l’autonomie qu’il prétend donner. Partout le développement des emplois précaires sert de variable d’ajustement à des budgets très contraints.
- L’indépendance scientifique et les libertés académiques des universités, des enseignants-chercheurs et des chercheurs ne sont plus respectées.
Vous avez dit « excellence » ?
- Le culte de l’excellence – mot magique jamais défini – ne peut faire oublier comment la recherche est malmenée dans notre pays : diminution des financements récurrents des universités et des organismes de recherche (jusqu’à – 90 % dans certains laboratoires), suppression de 10 % des emplois administratifs du CNRS, sans lesquels les chercheurs ne peuvent travailler.
- L’application de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) ravale des établissements de recherche comme le CNRS ou l’INSERM, que le monde entier nous envie, au rang de simples « agences de moyens ».
- Pour faire remonter les universités dans des classements internationaux aux critères très discutables, le gouvernement a poussé aux regroupements en tous genres. Cette course au gigantisme a fait naître un système à plusieurs vitesses. Les disparités entre universités se creusent et menacent les équilibres inter et intra-régionaux, obligeant les étudiants à une mobilité qui pénalise les moins favorisés.
- Une concurrence généralisée s’est instaurée, entretenue par deux agences de pilotage et d’évaluation très coûteuses, au fonctionnement opaque : l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES). Les universitaires et les chercheurs gaspillent désormais une part considérable de leur temps à rédiger rapports d’activité, dossiers de demande de financement et appels à projets, au détriment de leurs missions fondamentales de recherche et d’enseignement.
Vous avez dit « une meilleure formation des enseignants » ?
- Des rapports de l’Assemblée nationale et de la Cour des comptes l’ont désormais établi : la réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés est un échec flagrant.
- Elle aura finalement provoqué la chute du nombre de candidats aux concours, le démantèlement ou l’affaiblissement des IUFM et la désorganisation des UFR, l’augmentation du nombre d’enseignants précaires, et conduit de jeunes professeurs à exercer à temps plein sans formation professionnelle suffisante.
l’Enseignement supérieur et de la Recherche
est au bord de l’asphyxie.
C’est pourquoi nous, enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs, bibliothécaires, ingénieurs, administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé, étudiants, lançons un appel solennel pour que soit mis un terme à toutes ces réformes, dont les effets sont dévastateurs.
Nous demandons une nouvelle politique pour l’Enseignement supérieur et la Recherche, en rupture avec les réformes destructrices que nous subissons depuis des années. Celle-ci devrait reposer sur les dix principes et objectifs suivants :
- Remplacer la loi LRU
- Abroger le décret du 23 avril 2009 modifiant le statut des enseignants-chercheurs.
- Rouvrir en urgence le dossier de la formation des maîtres
- Élaborer un plan pluriannuel de création de postes et un programme de résorption de la précarité pour les universités et les organismes de recherche
- Garantir à tous nos organismes de recherche les moyens humains et financiers nécessaires
- Revenir à un traitement équitable entre universités
- Doter tous les établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche de conseils décisionnaires où les élus des personnels et des étudiants soient largement majoritaires et limiter l’empilement des structures
- Redonner confiance à tous les personnels en mettant fin aux dispositifs qui créent des discriminations et un climat de concurrence permanente
- Améliorer les conditions de vie des étudiants
- Abroger le décret Guéant du 31 mai 2011
Les marchants de doutes
L’Heartland Institute, la machine à plomber le climatLa publication de documents internes du think-tank américain révèle sa stratégie pour contrer la réalité scientifique du changement climatique. Au menu : modification des programmes scolaires, salaires versés aux climato-sceptiques, influence sur les médias...
Aux Etats-Unis, c’est bien connu, on aime faire les choses en grand. Après les 111,3 millions d’accros au football américain du Super Bowl, les 45 millions de dindes dévorées pour Thanksgiving, voici une autre nouvelle « super machine » : celle à démonter la réalité scientifique du changement climatique anthropique. Le nom de cet exterminateur ? Le Heartland Institute. Les documents internes récemment révélés par le blog DeSmogBlog et par Think Progress étalent sans scrupules les stratégies mises en place par ce think-tank pour que le droit à polluer soit remis au goût du jour. En cinq points, Terra eco vous explique comment ce groupe s’y prend pour casser la baraque climatique.
- Aux écoliers, tu diras que le changement climatique est un canular.
« Beaucoup de personnes déplorent l’absence de matériels éducatifs, qui ne soit ni alarmistes ni surpolitisés, sur le changement climatique pour les écoliers du 12ème grade (l’équivalent de la classe de terminale, en France, ndlr). Heartland a essayé de rendre ce matériel disponible, mais n’a eu qu’un succès limité », peut-on lire dans le paragraphe consacré à l’éducation. Heureusement, le think-tank a une solution : le Dr. David Wojick. Ce sauveur n’est autre qu’un des consultants, issus de l’industrie du charbon, du bureau de l’information scientifique et technique du Département de l’Energie américain, pour lequel il a notamment planché sur la question de l’éducation des sciences et de l’environnement. Questions stratégies et contacts dans le milieu, c’est donc peu dire qu’il en connaît un rayon. Son plan ? Un programme scolaire destiné à démonter la bien-pensance climatique qui devrait avoir « un grand succès », comme l’espère Heartland.
Le Dr. Wojick a en effet imaginé quels concepts les enseignants devraient aborder, grades après grades, pour avoir le plus d’impacts. Les 17-18 ans se verront enseigner des modules comme « l’activité humaine change le climat est une controverse scientifique majeure » ou « le CO2 est un polluant controversé ». Les enfants de 12 à 15 ans devront apprendre que « les impacts sur l’environnement sont souvent difficiles à déterminer. Par exemple, il y a une importante controverse sur le fait que les humains changent ou non le climat ». Un « donneur anonyme » tel que le nomme le think-tank, semble emballé par ce projet : il lui a donné 100 000 dollars (75 516 euros), en partie reversés au Dr. Wojick, rémunéré à hauteur de 5 000 dollars (3 775 euros) pour chaque module proposé.
- Aux « anti-climat », tu donneras beaucoup d’argent
Grâce à Heartland, Anthony Watts se remplit aussi les poches. Cet ancien présentateur météo tient un des blogs les plus connus parmi les « anti-climat », Watts up with that ?. « Hearland s’est engagé à aider Anthony à lever 88 000 dollars (66 457 euros) en 2011 », atteste en effet un document, et ce afin de créer un nouveau site dédié au suivi des températures de surface. Pour Watts, les températures enregistrées depuis des décennies ne pourraient en effet pas être prises au sérieux, car parasitées par les micro-conditions régnant autour des thermomètres, à cause des radiations issues des bâtiments, des machines, des routes (révélant qu’il méconnaît de fait que les modélisations réalisées par les scientifiques sont pensées pour éliminer ces données parasites).
D’autres « anti » sont généreusement arrosés par Heartland, afin qu’ils continuent à répandre leurs messages climato-sceptiques, d’après cet autre mémo, résumant la stratégie du think-tank pour 2012. C’est le cas de Craig Idso, fondateur du Centre pour l’étude du CO2 et du changement climatique, payé 11 600 dollars par mois, soit 8 760 euros, par Heartland. Ou encore de Fred Singer, professeur émérite de sciences environnementales à l’Université de Virginie (5 000 dollars par mois, soit 3 775 euros), de Robert Carter, chercheur à la James Cook University, en Australie (1 667 dollars par mois, soit 1 258 euros). Le trio a déjà publié un ouvrage, Climage Change Reconsidered, disponible en ligne et coproduit par le Heartland Institute. Au total, le groupe dépenserait quelques 300 000 dollars (226 539 euros) en salaires pour payer des experts, rassemblés dans ce qu’ils nomment le « Nongouvernemental panel on climate change », afin de démonter les conclusions de l’Intergovernemental Panel on Climate Change (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), établi par le Programme pour l’environnement des Nations Unies et l’Organisation météorologique mondiale.
- Des conférences anti-climatiques, tu organiseras
C’est le point d’orgue des actions menées par le think-tank : organiser de grandioses contre-conférences allant à l’encontre des annuelles et officielles « Conferences of the parties »mises en place par l’IPCC. La quatrième conférence s’est tenue à Chicago, dans l’Illinois. En 2009, Suzanne Goldenberg, du Guardian, s’était aventurée dans les couloirs de l’une de ses réunions à New York, où se tenaient des sessions aux intitulés aussi improbables que « changement climatique et événements extrêmes : mensonges et statistiques », (voir la vidéo ici).
- Les grands médias, tu mettras dans ta poche
Certains médias ont été des alliés efficaces pour relayer les propos climato-sceptiques. Mais certains, à l’instar de Forbes, semblent avoir cassé le pacte. « Les efforts auprès de médias tels que Forbes sont particulièrement importants maintenant qu’ils ont commencé à permettre à des scientifiques très en vue, comme Peter H.Gleick, (un spécialiste des liens entre environnement, développement économique et sécurité internationale au Pacific institute d’Oakland, en Californie, ndlr) de publier des essais sur la science du changement climatique qui contrent les nôtres. Cette audience très suivie était anti-climat et il est important de continuer à y garder nos voix adverses », mentionne ce document sur la stratégie climatique pour 2012 (ici). Heartland envisage aussi d’approcher le journaliste Andrew C. Revkin, qui tient le blog DotEarth, en utilisant l’antipathie que celui-ci exprime vis-à-vis des plus extrêmes défenseurs du changement climatique anthropique.
- Des fonds des grands industriels, tu récolteras
En 2012, Heartland compte bien récolter 7, 7 millions de dollars (5,8 millions d’euros), soit 170% de budget en plus, auprès de ses donateurs, décrit le document dédié à la récolte de fonds. Parmi eux, un très secret (et très riche !) « anonymous donor » a promis 1,2 millions de dollars (900 000 euros). Pour boucler son budget, Heartland table sur de grandes compagnies, déjà partenaires, pour renouveler leurs dons. C’est le cas des géants du tabac Altria et Reynolds America, ou des « Big Pharma » que sont GlaxoSmithKline, Pfizer et Eli Lilley. Plus surprenant, des entreprises s’engageant pourtant publiquement en faveur de la lutte contre le changement climatique... versent aussi de l’argent à Heartland, à l’instar de Microsoft. Contribution au think-tank en 2009 : près de 60 000 dollars (45 300 euros). Réponse des intéressés : la société de micro-électronique aurait fait cette donation dans le cadre d’un autre programme mené par Heartland, qui donne l’accès à des logiciels à des organisations à but non lucratifs. « Notre position sur le climat demeure inchangée », a affirmé au Guardian une porte-parole de l’entreprise.
Après la publication de ces documents internes, la réponse du Heartland Institute n’a pas traîné : dans un communiqué de presse, le think-tank a promis de s’attaquer aux blogs et aux sites qui avaient repris ces documents avant qu’ils n’aient pu répondre. Car Heartland ne dément pas vraiment : à ses yeux, seul un des documents serait un « faux », titré « Confidential memo : 2012 Heartland climate strategy » (Note confidentielle : Heartland, la stratégie 2012 pour le climat).
Alice Bomboy - terraeco.net
mardi 1 novembre 2011
Mais dans quel état mettons-nous le monde ?
Mais dans quel état mettons-nous le monde ? Voila la question que je me pose, le soir dans mon lit, la tête dans les mains, quand je pense à la marche du monde. Comme les mineurs de Germinal, masse immense face à la minorité patronale, je me sens impuissant, colibris parmi les colibris, face à une humanité folle et ivre de puissance, qui s'enfonce béatement vers sa perte, vers son soleil vert. Où que je regarde, où que j'aille, je ne vois que des crises majeures qui supplantent toutes les beautés que nous offre la vie. Où que je regarde, je ne vois que des crises.Des crises financières qui n'en finissent pas : En juillet 2007 la crise des subprimes avait touché le secteur des prêts hypothécaires aux États-Unis et avait participé au déclenchement du krach de l'automne 2008 entraînant une récession touchant l'ensemble de la planète. Aujourd'hui la zone euro a brutalement replongé dans l'instabilité après l'annonce surprise d'un référendum en Grèce pendant qu'une poignée d'inconscients, au triple A volatile, décident de la solvabilité d'un pays. Au final les marchés (les pauvres petits !) ont peur et jouent, dans leurs délires cupides, avec la vie de millions de travailleurs. Mais, d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours entendu que nous étions en crise, prouvant, par elle-même, que la mondialisation libérale ne fonctionnait pas et était mortifère. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours entendu que nous étions en crise justifiant, ici des coupes budgétaires, là le gel des salaires, ailleurs privatisations, licenciements ou délocalisations ... rigueur pour les uns, profits et luxe pour les autres.
Des crises humanitaires qui interrogent sur l'humanité : les combats au Pakistan, en Somalie, au Yémen, au Sri Lanka, au Darfour ou bien encore en République Démocratique du Congo, en une escalade de violences toujours plus importante, qui prennent en otage familles et enfants et qui entrainent, encore et toujours, déplacements, souffrances, épidémies ou bien encore malnutrition. Toutes les six seconde un enfant meurt de faim dans le monde et chez nous, en France, la précarité et la pauvreté, toujours plus croissantes, font ressurgir des maladies que l'on croyait disparues (Rougeole, Tuberculose, Gale, Coqueluche) rajoutant aux inégalités sociales, une inégalité de santé.
Une crise démographique qui, telle une sirène, cache la mort. C'est ainsi que pendant que le monde célèbre, dans une allégresse inconsciente, la sept milliardième habitante de la Terre, Danica May Camacho (longue et belle vie à elle), née dimanche 30 octobre 2011, à Manille, Ban Ki-moon attire l'attention sur les défis de la croissance démographique car, en écologie, il y a une règle : plus il y a d'individus, moins ils peuvent se développer. "Sept milliards de personnes ont besoin de nourriture. D'énergie. D'offres intéressantes en matière d'emplois et d'éducation. De droits et de liberté. La liberté d'expression. La liberté de pouvoir élever ses enfants en paix et dans la sécurité". Mais au rythme où vont les choses, puisqu'aucune initiative ne semble vouloir être prise (plus de 10 milliards d'ici la fin du siècle), la crise démographique n'est pas prête d'être enrayée !
Une crise énergétique qui ne fait que commencer : La non-anticipation du pic pétrolier et la demande énergétique, toujours plus forte, fait réagir l'AIE qui craint que l'avenir énergétique du monde soit incertain. Le refus de la sobriété par notre humanité, qui est la seule voie permettant de rendre pertinente l'utilisation des énergies renouvelables, fait craindre que nous allions vers le blackout. Le refus des populations de voir s'implanter, à proximité de chez eux, éoliennes et autres solutions alternatives, doublé de l'incrédulité des élus face aux défis énergétiques, n'augure rien de bon pour une vie durable, saine et confortable dans un proche avenir.
Une crise écologique qui n'épargnera pas l'humanité : effondrement de la biodiversité, disparition des abeilles, épuisement des matières premières, changements climatiques, pollutions des eaux, de l'air et de la terre, des habitations et de la nourriture, contamination par les OGM, pesticides, perte des terres agricoles, contamination des milieux par le plastique, surpêche, contamination par les espèces invasives ...
Pourquoi nous maltraitons-nous de la sorte ? Pourquoi maltraitons-nous la Pachamama ?
Cette énumération est pessimiste, anxiogène et déprimante. Tellement pessimiste et déprimante que beaucoup ne veulent pas la regarder et la nient. Mais ce n'est pas parce que l'on ne regarde pas les problèmes en face que ceux-ci n'existent pas. A ne pas regarder le dragon dans les yeux on prépare le chaos et souvenons-nous que toute crise humaine ne s'est jamais réglée dans le calme. Tout est réuni, aujourd'hui, pour entrer dans une crise majeure, les altermondialistes le disent depuis longtemps, aujourd'hui l'histoire et le présent semblent leur donner raison.
Cette énumération est pessimiste, anxiogène et déprimante. Elle l'est tellement que beaucoup ne veulent pas la regarder. Ainsi face à l'aveuglement des prétendus réalistes et autres pragmatiques qui misent, dans un optimisme à la méthode Coué, sur des solutions techniques ou économiques, aux vieux schémas dépassés, et qui nous traitaient, nous les écologistes, d'idéalistes irréalistes, nous proposons la seule voie possible :
Ainsi seule la redistribution, la solidarité, la coopération, la sobriété, l'éducation, la laïcité, seul l'abandon de la dictature de la croissance, du capitalisme et du libéralisme, seul le recentrage sur l'humain en équilibre avec son seul et unique vaisseau spatial, en un mot et qu'on le veuille ou non, seule la voie de l'écologie humaniste peut nous éviter le breakdown global.
Bruno BOMBLED
dimanche 3 janvier 2010
Quand Sarcelles ou Nanterre payeront pour Neuilly
Voici encore une loi qui est passée inaperçue du grand public. Une loi passée en catimini sans renfort médiatique pour éviter toutes réactions hostiles. Les médias auraient-ils répondu à des injonctions de l'état afin de museler toutes réactions et étouffer le scandale du "chèque cadeau éducation" offert aux clients de l'UMP ? Même moi (mais il est vrai que je suis loin d'être infaillible), je n'en avais pas entendu parler jusqu'à ces dernières semaines. Pourtant quand on navigue sur le web on trouve des articles dénonçant, en leur temps, ce nouveau dispositif, mais c'est à croire que si les choses ne sont "vues à la TV" cela ne fait pas bouger les masses. C'est peut être une Nième démonstration des limites d'Internet en matière de révolution.com.Ainsi la loi Carle, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, institue une obligation de financement par une commune, sans accord préalable entre les parties, pour un élève inscrit dans une école privée hors de sa commune de résidence. En effet le 10 décembre 2008, une proposition de loi du sénateur Jean-Claude Carle, concernant le financement des élèves fréquentant des écoles élémentaires privées sous contrat d’association, hors de leur commune de résidence a été adoptée par le Sénat, ce texte a été, ensuite, adopté par la majorité de l’Assemblée Nationale.
Ce nouveau dispositif législatif est en rupture avec la logique même de la loi Debré du 31 décembre 1959 qui met, à la charge de la commune, les dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat avec l’État implantées sur son territoire, et elles seules. La loi Carle, elle, comme l'article 89 de la loi de 2004 aggrave cette loi Debré et crée de nouvelles obligations, ici l’usager se voit attribuer le droit d’imposer le financement de sa scolarité dans toutes les écoles privées hors de sa commune de résidence.
Alors certes, la loi Carle limite les obligations de la commune aux motifs suivants : obligations professionnelles des parents dans les communes ; l’inscription d’un frère ou d’une sœur dans un établissement scolaire de la même commune ; raisons médicales. Mais les motifs ne sont justifiés qu’a posteriori par les parents autant dire que c'est mettre les communes sur le fait accompli. De plus et enfin, au-delà de ces obligations, la commune a la faculté de financer tous les autres cas.
Cette loi, en substituant au rapport institutionnel école-commune, né des lois Ferry, une relation marchande usager-commune, est un nouveau pas vers la privatisation de l’école laïque. Il constitue une menace prévisible pour l’existence des écoles des communes rurales et une fuite discriminatoire des écoles publiques de la banlieue vers les écoles confessionnelles du centre-ville. Nanterre paierait pour Neuilly…
Les défenseurs de la loi Carle introduisent, pour la première fois, une corrélation entre "liberté de l’enseignement" et obligation d’un financement public. Ils imposent aussi, pour la première fois dans une loi de l’éducation, le concept de "parité" de traitement public-privé. Manipulation éhontée, que nul n’oserait s’hasarder à établir ailleurs que dans l’enseignement. La "liberté d’aller et venir" est, après tout, tout aussi fondamentale que la liberté de l’enseignement. Pour autant, la puissance publique n’a d’obligation que pour les transports en commun et l’usager qui, par convenance personnelle et intérêt particulier, choisit le taxi, à la décence citoyenne de ne pas revendiquer le financement public de sa course.
C'est donc une loi ouvertement favorable à l’école privée, donc injuste pour plusieurs raisons :
- Elle met en danger l’école publique de proximité, en particulier dans les campagnes, et va faire peser sur le budget de communes pauvres le financement des établissements privés voisins
- Elle confond droit à l’éducation et droit à s’inscrire dans l’enseignement privé. Or celui-ci ne peut pas être mis à égalité avec le public, car il n’a pas les mêmes obligations, notamment l’accueil de TOUS les élèves et l’éducation à la laïcité, composante essentielle de notre citoyenneté !
Ainsi comme et avec Europe-Ecologie, je refuse que le service public d’éducation soit remplacé par un marché scolaire favorable aux plus riches, où l’argent des contribuables servirait à financer un enseignement confessionnel. Même s'il est vrai que ce billet arrive un peu tard il a le mérite de dénoncer une fois de plus les manipulations graves que nous subissons de la part d'un gouvernement résolument hostile aux services publics et les transformations majeurs, de notre pays, vers une organisation ultra-libérale injuste et élitiste. Ne les laissons plus faire, les années restantes avant 2014 sont notre dernière chance avant l'état totalitaire (cf. le billet du 16 décembre sur ce blog sur la réforme territoriale) ... faisons gagner la Gauche.
Sources : http://www.laicite-laligue.org/ ; http://www.bakchich.info/ ; Europe-Ecologie
samedi 4 juillet 2009
Prévention dans les établissements scolaires
Alors que les statistiques ministérielles ne relèvent pas d’augmentation globale de la violence à l’école en recensant une dizaine de cas d’agression armée contre des enseignants depuis 2007 (soit 1,2% des faits de violence grave à l’intérieur des établissements), il est annoncé à grand renfort médiatique « que la vidéo-surveillance, les portiques de détection ou les policiers référents seraient les nouveaux outils de la sécurité des établissements scolaires ». Cette imposture est dénoncée, à juste titre, par l’Assemblée des Départements de France et l’Association des Régions de France.
Outre le mépris affiché, tant à l’égard des associations d’élus locaux que des autres partenaires de la communauté éducative (associations de parents d’élèves, syndicats enseignants et de personnels de direction…) par l’absence totale de concertation, ces annonces ignorent la réalité du problème et du terrain.
Que signifie « sanctuariser » les établissements, comment prétendre faire reculer ce qui constitue le terreau des tensions que subissent au quotidien certains établissements, élèves, enseignants et autres personnels, à savoir les incivilités et les agressions verbales, alors que ce sont près de 100 000 postes d’adultes, enseignants et non enseignants, qui ont été supprimés à l’Education nationale depuis 2003 ? Suppressions qui vont s’accentuer dès la prochaine rentrée par le non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.
Ni les portiques de sécurité, ni la possibilité de fouiller les cartables, ni le fichage des élèves ne résoudront ces problèmes, qui appellent au contraire des mesures éducatives, avec des personnels en nombre suffisant, au statut reconnu et bien formés, notamment pour une politique éducative ambitieuse, une école plus juste, plus démocratique, une école publique de la réussite de tous les élèves !
C’est pourquoi LE CONSEIL MUNICIPAL,
APRES EN AVOIR DELIBERE,
DEMANDE :
- l’arrêt des suppressions massives de postes de personnels enseignants et non enseignants dans l’Education nationale menées dans le cadre de la RGPP,
- l’arrêt des contre-réformes menées à marche forcée, sans écoute, ni concertation, le gouvernement restant sourd et faisant fi de la mobilisation des milliers de parents, lycéens, enseignants, chercheurs, élus et citoyens refusant l’école que l’on nous prépare et dont les conséquences sont d’ores et déjà désastreuses.
EXIGE du gouvernement les moyens nécessaires à l’ensemble des établissements scolaires publics pour assurer leurs missions, garantir la sérénité des conditions de travail et d’apprentissage, permettre l’accès de tous à un savoir de haut niveau, lutter efficacement contre l’échec scolaire et réduire les inégalités face au savoir.
CONFIRME sa détermination à agir à cette fin aux côtés de la communauté éducative.
Motion déposée au Conseil Municipal des Ulis, le 3 juillet 2009, par les groupes : "COMMUNISTES ET CITOYENS", "SOCIALISTE", "RELUD", "LUTTE OUVRIERE" et "CITOYENS ECOLOGISTES ET SOLIDAIRES".




