Préambule : Ce texte qui s'exprime au nom des écologistes de l'Essonne est un texte martyr que j'ai écris en prévision d'un futur tract (plus court) de rentrée. Donc en l'absence de validation par notre groupe de rédaction ce texte n'engage que moi.
L’été 2026 confirme tout ce que les écologistes disent depuis 50 ans, mais Le Figaro, dans un grand élan de mauvaise foi, ne sait rien faire d’autre que de titrer que cet évènement consacre la défaite de l’écologie politique.La haine des écolos est un puits sans fond, est une source inépuisable de désinformations et d'opprobres infondées et belliqueuses. Le nouveau truc de nos opposant.e.s, sur les réseaux sociaux, à l'heure des incendies monstres, après l'écolo-bashing nous décrivant comme des doux dingues alarmistes, des écolos punitifs, aura été : "mais ils sont où les écolos ?". Comme si nous étions toutes et tous des pompiers, comme si nous étions toutes et tous des agriculteur.trice.s propriétaires de citernes qui se sont montrées si utiles pour renforcer la lutte. La mauvaise foi des productivistes, des consuméristes, des climatocidaires, des écocidaires et des droitards, est sans limite.
Mais pour répondre à cette question on peut dire que tout de même cette réflexion est parfaitement débile ne serait-ce que parce qu'elle part du postulat que les écologistes n’auraient pas été sur le terrain en train de donner un coup de main. Qu'est ce qui permet de dire cela ? Pourquoi ne seraient-ils et elles pas aussi sur place ? Faut-il que dans chacune de nos actions, nous ayons des oriflammes verts pour être bien identifié.e.s et prouver que nous sommes bien présent.e.s ? C'est tellement à pleurer de bêtises. Rappelons que la solidarité est l'un des grands principes de l'écologie, contrairement à la droite et son extrême qui prône le chacun pour soi.
Par ailleurs n'y a-t-il pas des pompiers écolo ? Des agriculteur.trice.s écolo ? La confédération paysanne n’en est-elle pas un bon exemple ?
Les « écolos », contrairement à la droite et son extrême, n'ont pas attendu les grands incendies de cet été pour se soucier du vivant, humain et non-humain, d'aujourd'hui et de demain, toute notre histoire le démontre.
D'ailleurs où était la droite et son extrême pendant les évènements ? Ils et elles doivent être en train d'avaler la honte d'avoir toujours voté contre tous les projets d'augmentations de moyens donnés aux pompiers et à la lutte contre les incendies, comme par exemple, créer des pares-feux de feuillus, établir un plan national d’adaptation de la forêt, lutter contre la perte des chemins forestiers ou bien encore réhausser la taxe de séjour au profit des moyens des pompiers et faire contribuer les compagnies d’assurances aux budgets des soldats du feux et pire … ils et elles ont refusé d’augmenter les effectifs des pompiers professionnels
Depuis cinquante ans, les écologistes alertent, expliquent, documentent… à l'échelle locale, nationale, mondiale… ce qui est en train de se jouer sous nos yeux.
Canicules mortelles. Zones inhabitables car trop chaudes. Terres assoiffées. Méga feux. Cultures avortées. Cheptels décimés. Inondations dévastatrices et pénuries d'eau. Vents destructeurs. Biodiversité effondrée. Pétrole rare, cher et réservé aux plus nantis. Crise métallique qui arrive. Economie et citoyen.ne.s à la peine sous le poids des catastrophes. Voici le monde de rêve que les productivistes, les croissantistes, et les consuméristes nous offre. La crise écologique est là. Le prix de l'inaction climatique va être de plus en plus élevé et c'est un choix politique. C'est bien l'absence d'écologie qui est punitive !!!
En Essonne comme ailleurs, elle frappe d’abord celles et ceux qui ont le moins de moyens pour s’en protéger. « Si réfugiés climatiques il doit y avoir en Bretagne, ce seront essentiellement des nantis capables de s’offrir une résidence secondaire » nous dit Nicole Roux, professeure de sociologie à l’Université de Brest dans le journal La Croix du 6 août 2026. Les plus pauvres, ne pouvant fuir ailleurs, resteront sous la chaleur. Faire de l’écologie, c’est décider de protéger. C’est faire de la transition écologique une transition juste.
Nous refusons une écologie qui demande toujours plus d’efforts aux habitants tout en laissant les grandes puissances économiques continuer comme avant.
Les petits gestes sont utiles mais les décisions collectives sont indispensables et nous défendons une écologie populaire parce que chacun doit pouvoir vivre dignement.
Nous défendons une écologie solidaire parce que personne ne doit être laissé seul face aux défis écologique, climatiques et de biodiversité qui menacent notre durabilité suivant les choix que nous ferons ou ne ferons pas.
Nous défendons une écologie concrète parce que l’écologie doit améliorer la vie quotidienne.
Nous défendons une écologie politique parce qu’il faut changer le système, pas seulement les comportements.
Ainsi face à la multiplication des canicules, notre priorité doit être de conduire une réflexion sur ce que pourra être la vie en Essonne sous 50°C afin de pouvoir anticiper et adapter les villes pour qu'elles soient plus fraîches, plus vertes, vivables ... plus résilientes.
Il nous faut absolument davantage d’arbres en pleine terre et d'essences adaptées au climat de demain, il faut déminéraliser les villes, désimperméabiliser les sols pour rendre à la terre les eaux de pluies, il faut une gestion responsable de l'eau et un accès gratuit et à toute heure, à l'eau potable, pour toutes et tous, il nous faut créer des îlots de fraîcheur accessibles à toutes et tous, il faut des écoles, des collèges et des lycées où les enfants ne souffrent pas de la chaleur.
Il faut, à l'instar de ce qui a été fait pour lutter contre le tabagisme et l'alcoolisme et pour participer à lutter contre le changement climatique, interdire la publicité pour les voyages, les compagnies aériennes, les voitures, les croisières, etc ... Il nous faut aussi cesser les subventions aux compagnies aériennes low cost.
Il nous faut encore et toujours permettre à nos concitoyen.ne.s de s’émanciper de la voiture en développant des bourses d’échanges de travails pour rapprocher les lieux professionnels des lieux d’habitations, il faut continuer à développer les transports en communs et l’accès des vélos aux trains, sécuriser les déplacements à pied et à vélo, créer des cheminements ombragés.
Il ne faut laisser personne seul face aux canicules et ainsi il nous faut développer la climatisation dans les lieux sensibles et fermés : hôpitaux, écoles, prisons, EHPAD et autres maisons de retraites.
Parce que l'écologie ne doit pas être une contrainte supplémentaire pour les habitants et qu’elle doit être une amélioration concrète de leur vie il nous faut anticiper.
Et comme il n’y a pas d’écologie sans écologiste, rejoignez-nous !

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