"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

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vendredi 20 mars 2020

Il nous faudra interroger le modèle de développement

En ces heures de confinement je me dis que c’est exactement le bon moment de s’interroger sur les limites de notre système car, avant l’événement, les humains n’écoutent pas, préférant les sirènes de la consommation et après la crise, trop heureux d’être sortie de la tourmente, ceux qui parleront pour tirer des leçons seront renvoyés dans leurs foyers, comme de vulgaires oiseaux de mauvais augures.

Ainsi donc souvenons-nous toujours de la conclusion du discours télévisé d'Emmanuel Macron, du 12 mars 2020 à propos de la crise sanitaire que le monde est en train de traverser. Souvenons-nous en toujours car il nous faudra toujours la ressortir aux amnésiques de la consommation : « Il nous faudra interroger le modèle de développement qui est le nôtre, dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies, et qui dévoile ses failles au grand jour. Interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenus, de parcours, ou de profession, notre Etat-Providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des voies du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond, à d’autres, est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle. Construire plus encore que nous ne le faisons déjà une France et une Europe souveraines, une France et une Europe qui tiennent fermement leur destin en main. Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai. »

Que de temps, d'énergie et d'argent perdus pour en arriver aux mêmes conclusions que celles des écolos, des altermondialistes et des anticapitalistes mais affirmées depuis des décennies.

Quand on disait que l'on préférait payer un fonctionnaire plutôt que d'engraisser un actionnaire, les français en comprennent-ils le sens maintenant et l'urgence collective qu'il y avait à être dans cette posture ?

Magnifique, par ailleurs, d'entendre Bruno Lemaire, cet ultra libéral dans toute sa splendeur, chantre de la rhétorique Reaganienne qui énonce que "le problème c'est l'état", étudier la nationalisation d'entreprises pour éviter leurs faillites. Définitivement le libéralisme c'est la privatisation des bénéfices et la collectivisation des risques. Amis libéraux, après cet évènement ne venez plus jamais me chanter les louanges des privatisations, du privé supérieur au public, des prises de risques des capitalistes, ne venez plus cracher sur l'état social et solidaire, sur l'état et ses fonctionnaires, vous serez bien reçus. Pour compléter, Pierre Serne dit et je partage : "Comme quoi le libéralisme ne semble pas tout à fait adapté à la gestion de crise ni d'ailleurs au "monde d'après". L'Etat ça a du bon. La protection sociale, les biens communs et services publics forts aussi. Les corps intermédiaires et le tissu associatif aussi. Les mécanismes de solidarité et une fonction publique en nombre et soutenue aussi. À méditer." 

Oui à méditer. On a le temps d'y penser, actuellement, en ces temps de début de confinement.

Ainsi, en deux jours, la France a découvert :
  • Qu’il est possible de nationaliser des entreprises
  • Que le libéralisme ne sait pas gérer les crises et que notre système actuel n'est pas durable.
  • Que l'état social et solidaire ça a quand même du bon
  • Qu’il est possible d'écouter les scientifiques et que la Recherche publique n'est pas un luxe.
  • Qu’il est possible de consommer moins et de revenir à l'essentiel
  • Qu’il est souhaitable d'avoir plus de services publics forts et avec de vrais moyens.
  • Que la santé et la protection sociale n'ont pas de prix
  • Que les migrants ne sont pas des lâches qui fuient le danger, ils ont de bonnes raisons.
  • Que l'on a besoin de solidarité et moins de compétition
  • Que la mondialisation a ses limites et que déléguer, à d'autres, le soin d'assurer notre subsistance est une folie ...
En clair, en deux jours la France à découvert qu’un autre monde est possible !

Pour conclure, pendant que l'Homme souffre de par sa propre bêtise, la planète respire, c’est un effet positif, espérons que nous saurons aussi réfléchir, ce sera un autre point positif de cette crise.

"Je vous écris d’une ville coupée du monde. Nous vivons ici dans une parfaite solitude qui n’est pas le vide. Nous prêtons chaque jour un peu moins attention à ce que nous ne pouvons plus faire car Venise, en ces jours singuliers, nous ramène à l’essentiel. La nature a repris le dessus. L’eau des canaux est redevenue claire et poissonneuse. Des milliers d’oiseaux se sont installés en ville et le ciel, limpide, n’est plus éraflé par le passage des avions. Dans les rues, à l’heure de la spesa, les vénitiens sont de nouveau chez eux, entre eux. Ils observent les distances, se parlent de loin mais il semble que se ressoude ces jours-ci une communauté bienveillante que l’on avait crue à jamais diluée dans le vacarme des déferlements touristiques. Le tourisme, beaucoup l’ont voulu, ont cru en vivre, ont tout misé sur lui jusqu’à ce que la manne se retourne contre eux, leur échappe pour passer entre des mains plus cupides et plus grandes, faisant de leur paradis un enfer.

Venise, en ces jours singuliers, m’apparaît comme une métaphore de notre monde. Nous étions embarqués dans un train furieux que nous ne pouvions plus arrêter alors que nous étions si nombreux à crever de ne pouvoir en descendre ! A vouloir autre chose que toutes les merveilles qu’elle avait déjà à leur offrir, les hommes étaient en train de détruire Venise. A confondre l’essentiel et le futile, à ne plus savoir regarder la beauté du monde, l’humanité était en train de courir à sa perte. Je fais le pari que, lorsque nous pourrons de nouveau sortir de nos maisons, aucun vénitien ne souhaitera retrouver la Venise d’avant. Et j’espère de tout mon cœur que, lorsque le danger sera passé, nous serons nombreux sur cette Terre à refuser de réduire nos existences à des fuites en avant. Nous sommes ce soir des millions à ignorer quand nous retrouverons notre liberté de mouvement. Soyons des millions à prendre la liberté de rêver un autre monde. Nous avons devant nous des semaines, peut-être des mois pour réfléchir à ce qui compte vraiment, à ce qui nous rend heureux.

La nuit tombe sur la Sérénissime. Le silence est absolu. Cela suffit pour l’instant à mon bonheur. Andrà tutto bene."

Réfléchissez ! Réfléchissons à ce que nous ne voulons plus, à nos paradis artificiels, à nos limites, à nos chaines, mais aussi à ce qui nous rend vraiment heureux, à ce qui est essentiel. Nous avons le temps.

jeudi 10 janvier 2019

Mes doléances

Voici mes doléances, du 7 Janvier 2019, exprimées sur le cahier de Doléances ouvert en Mairie des Ulis, à partir des différents textes déjà édités sur ce blog depuis la crise dite des "Gilets Jaunes".


Il paraîtrait, lit-on ici et là, "qu’aucun désaccord, aucun ras-le-bol ni aucune colère ne peuvent légitimer que l’on mette à mal ce qui fait que l’on vit mieux, plus libre et plus heureux en France qu’à peu près n’importe où ailleurs dans le monde." J’ai furieusement envie de dire qui est ce "on" dans ce "on vit mieux" ? Pour moi, tant qu'il y aura des allocataires aux Restos du Cœur, au Secours Catholique ou Populaire, je ne me contenterais pas de ce "on vit mieux". Définitivement les inégalités sont mortifères pour notre démocratie, pour la paix sociale, pour le vivre ensemble. Pour moi tant qu'il y aura de gens qui brûleront dans leurs logements insalubres, tant qu'il y aura des gens qui crèveront de froid dans leurs logements insalubres, tant qu'il y aura des gens qui mourront sous les gravats de leurs logements insalubres, tant qu'il y aura des gens qui seront malades à cause de leurs logements insalubres alors ce "on vit mieux" ne me consolera jamais. Qui sème la misère récolte la colère. 60 ans de trahisons politiques produisent aujourd'hui la moisson de colères de ceux qui sont exclus de ce "on". "Les mesures favorables aux classes supérieures prises en début de règne devaient provoquer un "choc de confiance". Elles ont provoqué un choc de défiance" nous fait remarquer, fort justement, Laurent Joffrin. Et en effet, depuis 6 semaine les Gilets Jaunes réclament plus de justices sociales, plus d’égalité dans la prise en charge de la Nation. Les Gilets Jaunes disent non aux privilèges, disent non à la féodalité qui sont fielleusement instaurés en France depuis des décennies. Je soutiens leurs colère et profite de la mise en place de ce cahier de doléances pour faire part de ce qui me paraît important à reprendre en mains, dans notre pays, pour revenir à la République sociale, chose qu’elle n’est plus depuis longtemps, et la faire évoluer vers une République Ecologique Sociale et Solidaire, seul et unique voie pour un avenir durable, pacifique et désirable. En effet il ne pourra y avoir de justice sociale dans le chaos environnemental que nous promettent les changements climatiques, l’effondrement de la biodiversité, les pollutions, les saccages des biotopes, l’écocide des terres agricoles, les plastiques ici, là, partout, … Les luttes écologiques et luttes sociales sont intimement liées.

Permettez-moi donc de vous faire part, ici de mes doléances pour une France plus solidaire, plus juste et enfin sociale et écologique :

D’un point de vue financier : Il nous faut supprimer le CICE, rendre l’argent à ceux qui en ont besoin, aux projets qui travaillent pour le bien publique et non pour des intérêts privés. Il nous faut lutter de façon volontaire et transparente contre l'évasion fiscale, l'optimisation fiscale et la fraude fiscale causes principales des problèmes financiers de notre pays. Cesser le sauvetage systématique des banques qui ne travaillent jamais pour les citoyens mais uniquement pour des financiers avides d’argent. Arrêt du versement des milliards de dividendes versés aux capitalistes alors que l’on demande toujours plus d’efforts aux familles. "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" nous dit Victor Hugo. Dans la même idée il nous faut rétablir l’ISF dont la suppression n’a rien fait ruisseler sur les classes populaires et moyennes mais que celles-ci se doivent de compenser pour équilibrer le budget de l’état. Il nous faut refuser cette mondialisation inhumaine et destructrice pour l'environnement et le climat, retrouvons la voie de la bienveillance. Revenons sur les traités internationaux et taxons le kérosène des avions exonérés, aujourd’hui, de TVA, TIPP/TIC, taxe carbone ... qu’importe le tourisme de masse qui, de toute façon est incompatible avec un monde durable. Car il y a véritablement de la colère contre un système qui prétend être inquiet du bouleversement climatique, mais qui organise l'importation de milliard de tonnes de saloperies par containers entiers transportés par des cargos exonérés de taxes et qu’importe l’impact écologique de cette logique consumériste. Reconnaitre enfin que nous nous sommes fourvoyés avec les dogmes de la croissance et de la consommation et qu’ils ne sont qu'une fuite en avant d'un système qui nous pousse vers notre perte, vers l’effondrement de notre humanité.

D’un point de vue des services rendus à la population : Il nous faut rouvrir des écoles partout car l’éducation doit sortir du dogme de la rentabilité, la culture et le savoir sont l’essence même de notre humanité et cela ne peut être rentable. Il nous faut cesser les fermetures des hôpitaux de proximité et des maternités. Il nous faut investir massivement dans la santé publique et réouvrir les services publics de proximité. Retour aux fondements du CNR pour une Sécurité Sociale au service des citoyens et non au profit du privé. Il nous faut cesser la braderie des autoroutes et aéroport, biens inaliénables des citoyens. Réouverture des petites lignes SNCF et cessation de la mise en concurrence de la SNCF. Cessation des attaques systématiques contre les fonctionnaires, Serviteurs de la Nation, bouc émissaires de choix politiques funestes. Retour à un système de retraite juste, vivable et durable indépendant des moyens de capitalisation des citoyens. Renforcement des moyens de fonctionnement de notre système de Recherche Publique, base de l’économie de tout pays développé. Cessation de l’hypocrisie par rapport au chômage institutionnalisé si utile pour faire taire les colères de ceux qui ont encore un emploi. Reconnaitre que la colère citoyenne est issue de 60 ans de trahisons politiques et qu’il nous faut redonner plus de pouvoir aux citoyens avec plus de contrôles sur les élus.

D’un point de vue environnemental : cesser immédiatement l’utilisation des pesticides, fongicides, herbicides, glyphosate pour une véritable transition écologique de l’agriculture. Militer auprès de l’Europe pour que les aides de la PAC aillent à l’agriculture biologique, de saison et locale. Lutter réellement et non avec des effets d’annonces, s’apparentant à du greenwashing, contre les déchets plastiques, la pollution de l'air, de la terre et de l'eau, la déforestation, le massacre de la biodiversité. Arrêt des additifs alimentaires et des perturbateurs endocriniens. Arrêt du bétonnage sans fin et l'accaparement des terres par des prédateurs financiers. Arrêt de notre système agricole productiviste et polluant, soutenu par la FNSEA et les multinationales de l'agroalimentaire, qui pousse nos agriculteurs au suicide. Arrêt de la souffrance animale. Il nous faut, d’urgence, nous transformer pour arriver à une France décarbonnée.

Lutte contre la violence pour un monde plus pacifique et durable : Cessation de nos participations aux guerres coloniales et cessation de nos ventes d’armes, soyons un pays pacifiste et non-violent. Lutte, encore et toujours, contre les guerres et toutes les violences sexistes, homophobes, racistes et xénophobes. Trouvons les moyens d’être intransigeant vis-à-vis de tous les prêcheurs de haines.

En vous remerciant de transmettre à qui de droit ces doléances et en espérant que celles-ci seront lues et prise en compte. Dans l’espoir qu’enfin des choses puissent changer sans violence et grâce à une écoute sincère, je vous prie de croire en mes sentiments les meilleurs.

Bruno BOMBLED

mardi 20 novembre 2018

Gilet Vert, je suis !


Les "Gilets Jaunes" sont donc passés à l’offensive, samedi 17 novembre, avec un bilan dont, si j’avais fait partie du mouvement, je ne serais pas très fier : 1 mort, 400 blessés dont plusieurs gravement et dont, c’est un cas historique dans l’histoire des manifestations modernes en France, non imputables à la police, des insultes racistes, des violences homophobes, de la casse de voitures, des violences souvent, de nombreux dégâts, comme un péage vandalisé, un conseil régional envahi, des migrants remis à la gendarmerie comme n'importe quel groupuscule identitaires l'aurait fait et des citoyens terrorisés. Comment appelle-t-on cela, des gens qui terrorisent des citoyens, déjà ? Et pourtant "au vu du bilan humain et des violences, il apparaît que les Gilets Jaunes bénéficient d’une mansuétude de fait de la part des médias (et des citoyens, ndt). [...] Imaginez l’indignation générale après un tel bilan à l’issue d’une manifestation d’étudiants, de zadistes ou de la CGT ? Imaginez les réactions si ce spectacle avait été le fait de jeunes de banlieues ? Le couvre-feu serait déjà déclaré comme en 2005 ! La mansuétude est surtout due aux politiques. LFI, qui accompagne ce mouvement, est bien discrète à propos des dérives racistes parfois observées, la droite ne dit rien des boules de pétanque lancées sur la police sans répliques de flash-ball, ni des fameuses ‘prises d’otages d’usagers’ qu’elle est toujours prompte à dénoncer." nous dit fort justement Thomas Legrand sur France Inter.

Ainsi donc ce mouvement assez nouveau en France m’a laissé quelque peu dubitatif devant sa violence, son agressivité et la pauvreté du fond des revendications, finalement assez populistes. Voici en fait des sujets de colères que j'aurai bien aimé voir ce week-end et que nous dénonçons (via ce blog par exemple) depuis des décennies, nous les "bobos écolos hors-sol, citadins intellos, pauvres déconnectés de la vraie vie", sans que jamais nous ne soyons suivis par l'opinion, voir le plus souvent fustigés et conchiés. Sujets qui commencent à être récupérés par certains "Gilets Jaunes" devant l'évidente pauvreté de la revendication du prix de l'essence. Ecologiste encore et toujours je suis, #giletvert je suis !

  • Colère contre le CICE
  • Colère contre l'évasion fiscale
  • Colère contre l'optimisation fiscale
  • Colère contre la fraude fiscale
  • Colère contre la fermeture des écoles
  • Colère contre la fermeture des hôpitaux
  • Colère contre la fermeture des maternités
  • Colère contre la fermeture des services publics de proximité
  • Colère contre la casse de notre Sécurité Sociale au profit du privé.
  • Colère contre la fermeture des petites lignes SNCF
  • Colère contre la mise en concurrence de la SNCF
  • Colère contre les attaques systématiques contre les fonctionnaires, Serviteurs de la Nation, bouc-émissaires de choix politiques funestes
  • Colère contre la casse des retraites
  • Colère contre la casse de notre système de Recherche Publique.
  • Colère contre le chômage institutionnalisé
  • Colère contre 60 ans de trahisons politiques
  • Colère contre les pesticides, fongicides, herbicides, glyphosate, ...
  • Colère contre le sauvetage permanent des banques
  • Colère contre les autoroutes et aéroport bradés
  • Colère contre les déchets plastiques, la pollution de l'air, de la terre et de l'eau, la déforestation, le massacre de la biodiversité...
  • Colère contre les additifs alimentaires, des perturbateurs endocriniens
  • Colère contre le bétonnage sans fin
  • Colère contre l'accaparement des terres
  • Colère contre notre système agricole productiviste et polluant, soutenu par la FNSEA et les multinationales de l'agroalimentaire, qui pousse nos agriculteurs au suicide
  • Colère contre la souffrance animale 
  • Colère contre les milliards de dividendes versés et contre les efforts toujours demandés aux familles
  • Colère contre les guerres et toutes les violences sexistes, homophobes, racistes et xénophobes.
  • Colère contre tous les prêcheurs de haines
  • Colère contre une mondialisation inhumaine et destructrice pour l'environnement et le climat
  • Colère contre le kérosène des avions exonérés de TVA, TIPP/TIC, taxe carbone ... Faut pas toucher au tourisme
  • Colère contre un système qui prétend être inquiet du bouleversement climatique, mais qui organise l'importation de saloperies par containers entiers transportés par des cargos exonérés de taxes
  • Colère contre les dogmes de la croissance et de la consommation qui ne sont qu'une fuite en avant d'un système qui nous pousse à notre perte.
  • Colère contre un "chef de l'état" plus préoccupé par sa piscine et sa vaisselle que du bien-être de ses concitoyens pauvres et modestes.
  • Colère contre une précarité orchestrée car utile aux capitalistes.
  • Colère contre toujours les mêmes qui se goinfrent au détriment des salariés et des familles.
  • Colère contre l'argent roi et du veau d'or qui a pris le pas sur la vie
  • ...
Liste emprunté à l’un de mes contacts de Facebook et 
adapté par votre humble serviteur
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Et si je pense depuis très longtemps maintenant que le peuple n’a pas toujours raison et que le "bon sens" n’est pas toujours paysan, je pense cependant qu’il aurait été de bon ton que le gouvernement réponde avec sérieux au mouvement des "Gilets Jaunes". Que ne pensais-je à cela, qu'aussitôt dit, aussitôt fait, dimanche soir, nous avons pu voir Edouard Philippe réagir aux évènements du 17 sur France 2. Fabuleux Édouard Philippe sur France 2, ce soir-là, qui ne répond à rien, qui est droit dans ses bottes, à l'image de son poteau Alain Juppé, et décide de ne rien changer à sa politique, c'est à dire à ne pas taxer le kérosène, ni le gas-oil des cargos et autres paquebots, ni rouvrir les petites lignes SNCF, ni relocaliser les services publics dans les petites villes, ni rétablir l'ISF qui n'a rien fait ruisseller mais que les français se doivent de compenser, ni la cessation de la braderie des biens publics et autres machines à cash, au privé et que les français se devront de compenser, ni la fin du CICE que les français se doivent de compenser, ni rien... Fabuleux bonimenteur qui évoque, jusqu'à la nausée, la transition écologique sans dire ce qu'il entend concrètement faire si ce n'est faire raquer les français. Fabuleux premier sinistre qui n'évoque rien si ce n'est que sa politique et celle du président est la bonne. Je suis #giletvert

dimanche 31 janvier 2016

Valls ou quand la violence est payante

Dans la rubrique : " La France que nous aimons" : Du septennat de Giscard , l’histoire gardera le courage de Simone Veil défendant la loi sur l’interruption volontaire de grossesse en 1974 … Du règne de Mitterrand, l’histoire aura gravé dans le marbre, l’abolition de la peine de mort en 1981, défendue par l’humaniste Robert Badinter… Du passage de Jacques Chirac, à l’Elysée, l’histoire ne retiendra que le sublime et fort discours de Dominique de Villepin, prononcé à l'ONU en 2003, indiquant que la France n'interviendra pas en Irak…. Et, du quinquennat de François Hollande, l’histoire conservera la fraternité de Christiane Taubira, défendant la loi sur le mariage pour tous en 2013… Une toujours belle et digne Christiane Taubira, qui fait ses discours sans note, dans un français sublime et qui récite parfaitement Paul Éluard ou Aimé Césaire pendant que Valls, en bon macho, tellement anxieux de prouver sa virilité, ne peut s’empêcher de prouver, à qui veut l'entendre, que lui aussi en a dans le pantalon et qu'il ne reculera devant rien ni personne. Enfin, ne reculera pas devant les pacifistes, parce que pour ce qui est des violents ce sera une autre histoire ... eux seront reçus aux ministères.

Le 20 janvier des éleveurs bretons ont entamé des blocus avec tracteurs, pneus en feu et dégradations de matériel routier afin de protester contre les conséquences d'un système libéral qu'ils appellent, par ailleurs, de leurs vœux... Le gouvernement allait-il les évacuer avec autant de célérité et de sévérité qu'il l'a fait pour les défenseurs de la vie à Nantes, début janvier ? La police allait-elle confisquer des tracteurs comme elle l'a fait à Nantes ? Allait-il y avoir des comparutions immédiates, des mises en examen ? Le lendemain la RN12 ne rouvrira pas avant 16 h ou 17 h, annoncera le préfet, suite aux dégradations des agriculteurs de la FNSEA. Glissières arrachées, enrobés détruits par le feu, panneaux arrachés, détritus déposés sur les axes routiers, les barrages routiers installés la semaine dernière, en Bretagne, par les éleveurs en colère, ont occasionné près de quatre millions d'euros de dégâts à la charge de la société et du contribuable. Et pas une seule interpellation, ni mise en examen, ni plainte, ni confiscation de matériel. De même, le montant des dégradations des manifestations des pétro-agriculteurs de l'été dernier, dans le Finistère, s'est élevé à un total de un million et demi d'euros. Un million d'euros à la charge de l’État et 500.000 euros à la charge du conseil départemental uniquement pour l'aspect matériel. Alors que la FNSEA déverse des tonnes de lisier devant des magasins rendus inaccessibles, bloque des routes et des villages entiers, brûle et détruit en toute impunité, et que les taxis parisiens paralysent tout sans qu'on ne leur dise rien, qu'ils obtiennent gain de cause et sont tous reçus aux ministères, onze personnes ayant participé à l'opération escargot sur le périphérique nantais, en soutien aux expulsés de Notre Dame des Landes (projet illégal puis qu'il ne respecte pas la loi sur les compensations), ont purement et simplement été placés en garde à vue avec voitures et tracteurs confisqués ... cherchez l'erreur !

Et là, braves français, vous ne dites rien ? Non rien. Votre silence est assourdissant. Non vous ne dites rien car il n'y a rien, finalement à vos yeux, que du très normal dans cette France où seules l'économie et la sécurité, à tout prix, sont légitimes et où le reste de la vie est négligeable. Me revient alors le constat d'échec exprimé par F Benslama, dans l'émission "C dans l'air" de France 5, le 15 janvier : "aujourd'hui où sont les espérances, les utopies, les idéaux dans notre monde moderne ? Il n'y en a plus. Ce que propose DAECH c'est une utopie". Constat d'échec de notre société individualiste, de compétition et consumériste, où l'individu n'est plus un individu mais un consommateur et où toutes les opinions, même les plus nauséabondes, sont considérées comme valables et équivalentes. Ainsi, si les écologistes avaient fait un quart de ce qu'ont fait les agriculteurs de la FNSEA, ils auraient été bon pour la peine capitale. Imaginez les adjectifs auxquels auraient eu droit les participants à la manifestation de Nantes contre le projet inutile de Notre-Dame-des-Landes, s'ils avaient laissé les routes dans cet état !

Force est donc de constater que c'est la violence qui permet d'être entendu. Force est de constater que l'on est moins inquiété lorsque l'on manifeste, avec dégâts, pour un lobby productiviste et capitaliste que pacifiquement pour défendre notre patrimoine naturel..."Brûlez et cassez, vous serez reçu aux ministères" semble nous dire le gouvernement. Côté médias, point de micro-trottoirs qui donnent la parole au venin de la populasse pour qu'elle y vomisse sa haine de ces agriculteurs qui les empêchent de partir au travail ou en vacances comme elle sait si bien le faire quand il s'agit des écologistes et des fonctionnaires. La haine et le mépris sera donc pour les doux et les amoureux de la vie. La non-violence, le calme et le pacifisme ne paieraient-ils donc pas dans notre pays ? Serions-nous condamnés à la lutte violente ? La FNSEA, elle, a répondu à cette interrogation, elle sait qu'elle peut détruire ce qu'elle veut puisque l'impunité est de rigueur à son égard ! Et nous, contribuables, en plus de financer les subventions à l'agriculture intensive et polluante, nous payons pour réparer les dégâts... Par exemple, qui paye la reconstruction du centre des impôts de Morlaix incendié le 19 septembre 2014 ? 16 mois après, aucune arrestation, aucune condamnation ! La justice est bien plus rapide pour frapper les syndicalistes d'Air-France, de Good-Year ou les manifestants écologistes. Et pourtant, ils n'ont pas détruit des biens publics, eux ! Deux ans de prison dont neuf mois ferme aménageables pour avoir retenu sans violences physiques, durant trente heures, deux cadres qui ont retiré leurs plaintes, tout comme l’employeur. "La condamnation des huit anciens salariés de Goodyear dont cinq sont syndicalistes CGT est inédite et est "un avertissement" envoyé au monde du travail, ouvrier, syndical", nous dit la politiste Vanessa Codaccioni, spécialiste de la répression étatique.

Alors il est vrai, comme me le dit mon frère, que la FNSEA ne veut pas changer le système. Elle veut juste de l'argent. Elle ne représente aucun risque pour le système. Donc pas de répression de la classe dominante. Les écologistes, au contraire, veulent changer le système, donc répression. Cela est d'autant plus facile que les écologistes sont, pour leur très grande majorité, pacifistes. Mais c'est bien cette mise en cause radicale du système par les écologistes qui fait qu'ils sont traités comme des terroristes. Peu importe, pour les dominants, qu'il s'agisse d'une révolution pacifique qui a notamment pour modèle Gandhi, ils représentent un vrai risque pour le système.

Ceci est tellement vrai que Xavier Beulin, le tout puissant patron du premier syndicat agricole français, le céréale-killer de la FNSEA comme le nomme "Libération", souvent présenté comme le "véritable ministre de l'Agriculture" tant il obtient tout ce qu’il veut de François Hollande comme de son prédécesseur (Libération du 3 Sept. 2015), se permet en toute impunité de menacer les écologistes "Désormais, face à toute nouvelle tentative de ZAD, on n’attendra pas les forces de l’ordre, on ira nous-mêmes les déloger" (la France agricole - 29 Janv. 2016). Il est vrai que l'agriculture industrielle est représentée par ce genre de personnes, un Xavier Beulin qui ne se départit de son charisme onctueux et ne montre de signes d’agacement que lorsqu’on lui parle des dégâts environnementaux et sociaux causés par l’agriculture industrielle, son modèle absolu. Il est mort le sol, il ne produit plus que sous perfusion, s'alarment des agronomes ? Une fuite en avant, dopée à la pétrochimie, dont les agriculteurs sont les premières victimes ? "Des clichés !" rétorque-t-il. La FNSEA n'est donc plus un syndicat agricole mais une milice ouvertement violente et anti-écolos. Et de son coté, pendant que la FNSEA exprime cette menace non voilée, qui porte atteinte à l'ordre public, Bruno Retailleau, lui, parle de zadistes ultra-violents qu'ils faut, coûte que coûte, évacuer ?!?! Et que dit le gouvernement après cette annonce parfaitement scandaleuse de la FNSEA ? Rien !



Après Sivens et un assassinat, après les rejets toxiques en Méditerranée dans le Parc des Calanques, après la fin de l'écotaxe, après les autorisations de tirs aux loups, après l'obstination autour du projet obsolète de NDDL alors que dans le même temps on supprimera 250 hôpitaux de proximité devenus un luxe intolérable, après avoir empêché toute manifestation pendant la COP21, y-a-t-il encore un seul partisan de l'écologie capable, en 2017, de voter pour Hollande et le PS ?

vendredi 11 février 2011

La dette : chantages et approximations

Le déficit générateur de la dette, n’est pas conjoncturel mais structurel, aidé en cela par la Loi Giscard de 1973 qui en oblige l’État à se fournir sur les marchés et non plus par avances de la Banque de France, ce qui a accru son coût. La bonne question est de savoir comment on en est arrivé là.

La dette n’est nullement le fruit du hasard mais le résultat d’une idéologie des années 70, issu d’un économiste américain, M. Friedmann, qui promeut une théorie qui veut que l’État soit la source de tous les problèmes et le marché la panacée. Une théorie qui va faire son chemin : érosion de l’impôt sur le revenu, effondrement de l’impôt sur les sociétés, culpabilisation des fonctionnaires, privatisations … résultat, augmentation des inégalités avec des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres. C’est sommaire mais c’est pourtant cela et cela va faire des dégâts considérables qui nous mènent, aujourd’hui encore, au bord de l’abîme.

Puisque l’État est le problème, rognons-le, appauvrissons-le, certains ont même pensé à le supprimer. D’où baisses d’impôts, coupes budgétaires, misère pour un grand nombre et profits colossaux pour d’autres. Ainsi on prélève de moins en moins mais corrélativement, on ne peut supprimer les interventions de l’État, des collectivités territoriales et des services médicaux et sociaux. Alors on biaise, alors on ment. Cette libération devait amener la prospérité, créer des richesses qui, en cascades, profiteraient à tous. Cela ne s’est jamais produit mais cela vous le saviez. La chute du mur de Berlin et la fin de l’histoire communiste ont donné à penser, à tous ceux qui profitaient, peu ou prou, du système libéral et capitaliste que rien ne pourrait plus les arrêter. Le mouvement s’est étendu, tout le monde voulait en profiter.

Alors comme le déficit est devenu structurel et qu'il s’est installé partout, on introduit peu à peu dans l’esprit des citoyens des notions simplistes afin de préparer les esprits à l'abandon de leurs droits acquis : « le modèle français est foutu ! Il faut le remplacer, le privatiser, le rentabiliser ». Donc il faut rogner les acquis sociaux, devenus trop chers. On commence par les retraites, on s’en prend à la sécu, on s’en prend à l’éducation Nationale, on s’en prend, plus largement, aux services publics, on s’en prendra aux congés payés. Encore faut-il que le bon peuple ne se révolte pas. Là c’est simple : LA DETTE : On va leur en parler tous les jours, les culpabiliser, les tympaniser pour qu’ils viennent eux-mêmes nous remettre leurs avantages sociaux. Et le pire c’est que cela peut très bien marcher.

Exagération ? En êtes-vous si sûrs ? Les plus âgés sont les plus réceptifs, les mieux manipulables et les plus importants électeurs de Sarkozy et de sa clique. Alors ? Cynisme et cupidité, c’est la nouvelle devise de l’oligarchie, les deux jambes de la maison-libérale-ultra. Bonnes gens coupez-vous un bras pour que les plus riches le soient plus encore. Pour quoi faire ? Pour rien. Juste pour amasser.

D’après Charles GUÉMÉNÉ

vendredi 30 janvier 2009

Les insultes comme gouvernance.


Attention le pouvoir lui monte à la tête.

Après le "Casse-toi pauvre con !", Mr S. perd toute mesure et n'hésite plus à recourir à l'insulte générale. Ce type devient dangereux. Assistons-nous aux prémisses d'un autocrate qui pourrait avoir comme devise "J'écoute mais j'en tiens pas compte !" ?

Mauvais, non performants, archaïques, idéologues, partisans, conservateurs, aveugles, refusant de voir la réalité, immobilistes, ayant des mentalités à changer, installés dans le confort de l'autoévaluation et travaillant dans des structures obsolètes, archaïques et rigides. Voici donc les termes que Nicolas Sarkozy a utilisés dans son discours du 22 janvier 2009, pour dire ce qu'il pense de la recherche et de son personnel. … A côté du mépris que le chef de l'État a ainsi manifesté à notre égard, il a confirmé une fois encore sa volonté qui confine à l'obsession de poursuivre le démantèlement de l'intégralité des institutions qui organisent en France la production et la diffusion du savoir scientifique. … Comme à son habitude, le Président de la République fonde son projet sur un diagnostic totalement mensonger qu'il habille des atours de l'évidence. La France, nous dit-il, serait à la traîne en matière de recherche et d'enseignement supérieur et ce, en dépit des sommes formidables qui lui seraient consacrées. La raison de cet échec tiendrait à la vétusté de ses institutions et au conservatisme de ses personnels installés dans le confort de la fonction publique. Faut-il rappeler une fois encore que La France occupe une place tout à fait honorable dans la recherche internationale, notamment au regard des faibles moyens qui lui sont consacrés ? (http://www.sauvonslarecherche.fr). Faut-il rappeler que "si la recherche est importante pour l'économie, elle commence par des travaux fondamentaux qu'il faut ensuite transférer de manière fluide vers les entreprises" (Albert Fert prix Nobel de Physique 2007)

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Le Conseil scientifique du CNRS réuni le 27 janvier 2009 s'associe à la forte émotion des personnels de la recherche provoquée par le discours du Président de la République du 22 janvier 2009.

Il s'indigne de l'énoncé de contre-vérités manifestes appuyées sur des éléments partiels et des erreurs concernant la recherche française, notamment en ce qui concerne son mode d'évaluation. Ce discours lui semble procéder de la provocation. Le Conseil scientifique du CNRS exprime donc sa profonde réprobation.

Vote du Conseil : 17 votants (17 Oui, 0 Non, 0 abstention)
http://www.cnrs.fr/comitenational/cs/recomman.htm

vendredi 15 décembre 2006

"La France va mal !" - Partie II -

"La France va mal ! Son cancer c'est ses fonctionnaires !"
Diviser pour mieux régner !
-Texte en deux parties - Partie II -


Comme depuis longtemps les libéraux savent que la France possède un service public efficace et particulièrement apprécié des français, ils ont admis qu'il leur serait impossible de détruire le système en attaquant de front. Aussi, exercent-ils un lent et long travail de sape. Ils distillent le cancer de la pensée unique, via des média complices, en instillant lâchement que la France a trop de fonctionnaires.

* Seulement, ne sont il pas heureux de trouver les meilleurs hôpitaux du monde dans notre pays ?

* Ne sont ils pas content de trouver des policiers et gendarmes pour protéger leur ordre et leur sécurité, eux qui les vénèrent dans une messe de reportages hebdomadaires sur TF1, France 2 ou M6.

* Ne sont il pas content de trouver des pompiers dès qu'ils vont mal.

* Pensent il vraiment qu'il faille réduire les moyens d'éducation de nos enfants ? Tous les français ont-ils les moyens de mettre leurs enfants en écoles privées ? Ecoles Catholiques, je m'entends, car inutile de dire que les écoles musulmanes les rebiffent. Veulent-ils donc à ce point revenir à un ordre catholique ?

* Oublient ils qu'il y a 800 000 emplois totalement payés par l'état et postés dans des entreprises privées qui ont l'investissement, le recrutement et le courage frileux ?.

* Veulent-ils mettre, dans les mains du privé, le nucléaire ?

* Veulent-ils privatiser la recherche fondamentale. Alors que le privé ne jure que par la recherche appliquée, plus lisiblement retable. Si l'on avait suivit ce schéma, Marie CURIE n'aurait jamais étudié l'atome … juste pour savoir

* Oublient-ils les irremplaçables services de proximité et de liens sociaux rendus par nos postiers ? Services sûrement pas mieux rendus par les nouveaux coursiers privés

Alors refusons les idées reçues, être fonctionnaire aujourd'hui c'est accepter un pack emplois :
* Sécurité de l'emploi,
* Pas ou peu d'évolution de carrière
* Bas salaires.
* Comité d'Entreprise sans grands moyens
(contrairement aux grandes entreprises privées comme Bouygues).
* Pas de CE pour les prof et instit.

A vouloir diviser la France entre Public/Privé, on divise les citoyens qui, au final, ne se supportent plus les uns les autres. Diviser pour mieux régner ! Chacun trouvant que les avantages des uns et les avantages des autres sont des privilèges. Les privilèges des uns étant les avantages que l'on n'a pas et que l'on voudrait, cependant, bien avoir !

Cette pensée unique anti-fonctionnaires ne vise qu'à détruire la solidarité et divise les forces du peuple. Forces qui devraient être de mises, en ces périodes de dégradations sociales, aux services des combats contre les actionnaires et autres capitalistes, qui eux, pour le coup, ont pleins d'avantages et de privilèges, comme celui de réduire à la misère des familles entières afin d'obtenir encore et toujours plus de bénéfices.

Halte donc, au matraquage anti-fonctionnaires, que nous sommes tous content de trouver quand on est malade, cambriolé, incendié, au chômage etc...

mercredi 13 décembre 2006

"La France va mal !" - partie I -

"La France va mal ! La France a peur !
Le Cancer de la France c'est ses fonctionnaires !"
- Texte en deux parties - partie I -

C'est sur ces peurs et ces craintes que les Sarkozy-Royal basent leurs espoirs d'arriver au pouvoir. Seulement il est des faits qu'il est bon de rappeler afin de casser le négativisme droitier et ses dogmes.

Par exemple selon le rapport annuel de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), concernant les investissements étrangers dans le monde, la France confirme sa place de 3ème pays d’accueil des flux d’investissements étrangers parmi les pays développés.

Aussi et malgré les incantations capitalistes qui souhaitent encore et toujours plus de libéralisme et toujours plus de flexibilité, en l'état actuel, la France est l'un des pays les plus attractifs au monde : La France a attiré 64 milliards de dollars d’investissements directs étrangers sur les 205 milliards de dollars investis dans la zone euro. Il s’agit du montant le plus élevé depuis 2001, en doublement par rapport à l’année précédente.

Tout est il donc bien ?

Oui si l'on fait parti des 3% de français qui détiennent 80% de la richesse nationale.

Mais sûrement pas si l'on est salarié dont le pouvoir d'achat de cesse de diminuer et à qui l'on demande toujours plus pour toujours moins.

On voit bien là, la sournoiserie du système capitaliste, que l'on pourrait comparer à l'aide humanitaire qui est envoyé dans les pays nécessiteux et qui ne parvient jamais aux peuples agonisants.

La France est l'un des pays les plus attractifs certes, mais parce que depuis de longues années, les patrons et autres actionnaires ont fait de notre pays, un pays de bas salaires au sein des nations dites développées.