"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

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vendredi 30 mars 2018

A Bali comme ailleurs ... la mer poubelle


Si l’on s’en tient au volet économique, le tourisme est un marqueur du monde contemporain né avec les congés payés. Même les mots portent témoignage de son succès. Il ne suffit plus d’« être en vacances » ; il faut « partir en vacances », « faire le Japon ou le Costa Rica » pour être moderne. C’est une injonction !



Rodolphe Christin, auteur du « Manuel de l’antitourisme », dresse un bilan négatif du tourisme tel que l’Occident l’a inventé au XIXe siècle. « Il n’a pas fait progresser la paix entre les peuples, il n’a pas résolu les problèmes du monde. A-t-il seulement contribué à une meilleure compréhension interculturelle ? Pas sûr »


Là-bas comme ici ou ailleurs,
tous responsables, tous coupables.
Qu’il soit « éthique » ou de masse, 

le tourisme épuise le monde.

dimanche 27 août 2017

Ou quand l'argumentaire néo-colonialiste est toujours vivant

C'était pendant la campagne de la primaire de la droite. François Fillon n'avait pas encore effectué sa percée. L'émission politique (France 2) choisit de lui opposer le syndicaliste guadeloupéen Elie Domota, en duplex. Dialogue de sourds, au cours duquel Fillon ressortit à Domota la panoplie complète des arguments colonialistes. Mathlide Larrère les démonte un par un.




Pour lire la suite, c'est ici

Retrouvez toutes les chroniques de l'historienne Mathilde Larrère ici 

dimanche 16 août 2015

J'ai pas voté!! (Film Complet)

"Si voter changeait quelque chose,
il y a longtemps que ça serait interdit."
Coluche

"La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude" 
Aldous Huxley - "le Meilleur des Mondes" - 1931.

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Extraits :

[...] "le vote est ce qui consacre cette élite de gouvernance. Sans le vote ils ne sont rien." [...] Loïc Blondiaux (professeur de science politique)

[...] "Face à cette crise démocratique, aucun changement n'est envisagé" [...]

[...] "L'élection est-elle réellement le fondement de notre démocratie ?" [...]

[...] "Pour une petite fraction de la population tout se passe bien dans le meilleur des mondes, aujourd'hui, puisqu'ils tirent profit de la démocratie. Donc pour eux, la démocratie va bien, mais pour l'immense majorité, pour les 99 %, dont parlait le mouvement occupy, la démocratie, objectivement, va mal." [...] Loïc Blondiaux (professeur de science politique)

[...] "La crise de 2008 a révélé la servitude volontaire des gouvernements à l'égard de pouvoirs économiques, à l'égard de marchés, qui ne représentent les intérêts que d'une petite fraction de la population qui n'a cessé de s'enrichir depuis un quart de siècle au détriment de l'immense majorité de la population". [...] Loïc Blondiaux (professeur de science politique)

[...] "C'est vrai que de déceptions en déceptions et d'impuissances en impuissances, c'est vrai que ce qui se développe c'est fondamentalement l'abstention, non plus comme avant, il y a des décennies c'était "les vieux qui ne s'occupaient pas trop de politique", "les égoïstes", aujourd'hui on s'aperçoit que la structure idéologique, politique des abstentionnistes est extrêmement politisée." [...] Jean-Paul Jouary (Philosophe)

Jean-Paul Jouary (Philosophe) nous rappel que [...] le début de la révolution française c'est encore l'idéal d’Athènes qui prédomine : C'est le peuple qui décide, c'est le peuple dans la rue, c'est le peuple qui décide de discuter, de déclarer des droits universels et puis, au milieu de la révolution française, il y a un petit texte de l'abbé Sieyès qui dit à un moment donné : "Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi, ils n'ont pas de volonté particulière à imposer. s'ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet état représentatif ce serait un état démocratique". Ainsi l'abbé Sieyès, leader révolutionnaire, qui fut l'un des fondateurs du système représentatif actuel, rejettera jusqu'au bout l'idée de créer un véritable gouvernement démocratique et s'opposera fermement à tout système intégrant le peuple aux décisions politiques. [...] malgré l'analyse de Jean-Jacques Rousseau qui considère la représentation comme oligarchique et préférera la démocratie directe, "le peuple ne peut avoir de représentants, parc qu'il est impossible de s'assurer qu'ils ne substitueront point leurs volontés aux siennes et qu'il ne forceront point les particuliers d'obéir en son nom à des ordre qu'il n'a ni donné, ni voulu donner", la révolution donnera naissance à la représentation. C'est bien l'abbé Sieyès qui dictera les réformes politiques. [...] C'est cela qui fonde, encore aujourd'hui, notre système actuel.

[...] "C'est le vote qui est le fondement du lien représentatif dans notre système représentatif" [...] Loïc Blondiaux (professeur de science politique)

[...] "L'acte électoral est, par essence, démocratique, mais si cet acte électoral est conçu comme une délégation de pouvoirs à des représentants qui, ensuite, dirigeront sans consultation du peuple, c'est vrai que cet acte électoral est perçu comme une perte de souveraineté." [...] Jean-Paul Jouary (Philosophe).

[...] "Il faut voter ! Seul moyen d'expression démocratique ! Pour nous en convaincre les pouvoirs publiques organisent des campagnes publicitaires. L'objectif est d'inciter à voter et de réduire l'abstention à un acte anti-démocratique. A l'école on nous apprends à voter pour être un bon citoyen, mais ne l'oublions pas le vote n'est pas le fondement de la démocratie, juste une de ses composantes. Les révolutionnaires ne sont pas morts pour le droit de vote mais pour plus d'égalités et de libertés. Seulement cette idée est tellement inculquée comme un devoir dès le plus jeune âge, qu'il est difficile de s'en défaire."[...]

[...] "Il ne suffit pas de dire qu'on a le suffrage universel pour dire qu'on est en démocratie" Matthieu Aurouet (rédacteur de Causeries-républicaines). L'article 3 de la constitution indique que "la souveraineté nationale appartient au peuple qu'il exerce par ses représentants et par la voie du référendum", le référendum on a vu le résultat, vous vous souvenez, quand aux représentants ils doivent incarner la volonté du peuple mais sans lui ressembler sociologiquement. La constitution n'évoque aucunement l'idée d'avoir une assemblée à l'image du peuple. Actuellement l'assemblée nationale est constituée de 577 représentants du peuple. C'est bien ! Cela devrait permettre une bonne représentation du pays. Mais regardons ça de plus près : En France les ouvriers et les employés représentent plus de 50 % de la population. A l'assemblée, seulement 1,9 % des députés sont de ce milieu. A l'inverse les cadres supérieurs ne représentent que 16 % de la population alors qu'ils composent à plus de 81 % l'assemblée nationale. Quelles en sont les conséquences ? la défense de leurs propres intérêts. Un exemple : 20 % des ménages les plus riches bénéficie de 79 % des réductions d'impôts. On voit bien que l'intérêt général n'est pas à l'ordre du jour de nos députés. [...]
. . .
« Sous la poussée d’une surpopulation qui s’accélère et d’une sur-organisation croissante et par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation des esprits, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques — élections, parlements, Cours suprêmes, et tout le reste — demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle espèce de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions de radio et de tous les éditoriaux. Entretemps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs des esprits, mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. » Aldous Huxley - "Retour au Meilleur des Mondes" - 1958.

mercredi 13 mai 2015

Haïti, comme une métaphore de notre avenir ?

En 1986, l'Equipe Cousteau décide de partir, pour 5 ans, à la redécouverte du monde. Leur première étape sera pour Haïti dont elle tirera un épisode nommé : Haïti, L’eau de chagrin. A l'heure où François Hollande fait son tour des Caraïbes, ces épisodes me reviennent en mémoire. Cuba et Haïti, deux documentaires contrastés qui, à l'époque, m'avaient fait comprendre bien des choses sur le lien intime que notre humanité possède avec la Terre et qui conditionne sa vie. Et ainsi, à l'heure du dégel des relations internationales envers Cuba, je m'interroge, sans trop d'illusion, sur l'impact que celui-ci va avoir sur les Hommes et l'Environnement préservé, de la plus grande île de l'arc Antillais.



Ainsi donc, en 1986, la Calypso accoste à Port au Prince pour ré-explorer l'île que Christophe Colomb découvrit en 1492 et qui devint, après la révolte des esclaves contre l'armée Napoléonienne et grâce, notamment, à Toussaint Louverture, qui lutta pour l'indépendance de Saint-Domingue, le 1er janvier, la première République noire libre du monde. Dessalines redonna alors, à Saint-Domingue, son nom indien d'Haïti (Ayiti). Depuis, les années et les siècles sont passées et c'est un territoire désolé et miséreux que les Hommes de la Calypso visiteront. Il y verront un pays meurtri par la surpopulation comme une répétition des affres qui se sont abattus, en d'autres temps, sur l'île de Pâques et où, pour survivre et sans énergie, les Hommes sont contraints de couper les forêts autrefois luxuriantes, afin d'en faire du charbon de bois. Ne disposant ni de pétrole ni d'électricité, la plupart des Haïtiens n'ont que le charbon de bois comme combustible et même s'ils sont conscients que leur fours à charbons sont en train de décimer les derniers arbres, ils savent aussi que s'ils ne produisent pas de charbons ils n'ont pas de nourriture. Ainsi, la terre n'étant plus retenue par les arbres, sous l'effet des pluies tropicales, celle-ci s'érode et s'écoule en mer, étouffant les récifs et détruisant les habitats sous-marins. Le résultat de cette gestion catastrophique sera donc une agriculture impossible entraînant un exode rural pour une vie de misère dans les grandes villes et une pêche misérable, à peine vivrière, dans une mer désertée par ses habitants. Dès lors tous les éléments de la chute sont en place : surpopulation, manque d'énergie renouvelable et destruction de l'environnement.

A contrario lorsque, cinq siècles après Christophe Colomb, la Calypso jeta l'ancre dans les eaux de Cuba, c'est une toute autre situation que le commandant Cousteau et ses hommes découvriront. Là-bas les coraux sont intacts et les poissons abondent, au cœur d'épaves sublimes. Les coquillages et les crustacés pullulent. A Cuba, la gestion des richesses de la mer aura été conduite avec sagesse. La célèbre langouste n'est pas surpêchée... Les plongeurs évoluent dans les bancs de poissons-anges, de bonites, de carangues et de barracudas. Ils ont la chance d'observer le repas d'un requin-baleine de huit mètres de longueur. Le géant des poissons, "debout" à la surface, filtre des quintaux de sardines. Cuba, bien sûr, c'est aussi l'espoir de liberté d'un peuple rebelle, joyeux et debout, vivant sous un régime fort en contrastes mais qui avait compris combien gérer avec sagesse, intelligence et respect, les ressources marines et l'environnement cela est indispensable pour la durabilité d'un pays pauvre.

Aujourd'hui, trente ans après, les choses ne semblent pas avoir changé et montrent combien la protection de l'environnement devrait être la priorité pour un pays afin de garantir la vie humaine. Ainsi de son coté, Haïti est toujours le pays du dénuement sur lequel s'abat tous les fléaux naturels et humains, un pays où environ 80% de sa population vit dans une très grande pauvreté et où 84% des enfants des campagnes vivent dans une situation de grave privation. Un pays fortement dépendants de la Diaspora qui chaque année injecte environ 800 millions de dollars dans l’économie du pays. Un pays qui a connu une dégradation alarmante de son environnement, comme le reconnait le PNUD, qui s’est accélérée au début des années 60 pour devenir critique à partir de 1985. La couverture forestière est aujourd’hui estimée à moins de 2%. En mer rien ne semble s'être arrangé et même dans les environs de l'île à vaches, les eaux sont peu poissonneuses et les fonds paraissent toujours plus morts. En revanche Cuba, qui a toujours misé sur la préservation de l'environnement, reste le pays de la profusion marine, aux fonds splendides et possédant encore du corail noir comme en témoigne Yves Gen qui y aura navigué à la voile, dans ces eaux, il y a trois ans. Marine Etard qui y sera allée en 1993 ne dit pas autre chose. Pourtant une ombre plane sur cette situation cubaine en cette période de "désembargo" ... L'ombre du capitalisme sauvage et carnassier. Quel va-t-être l'impact du dégel des relations internationales envers Cuba, s'est interrogé, le 11 mai, le soir 3 ? Ben je crains que cela ne soit assez simple en somme, cela va être le pillage culturel et patrimonial de l'île par les capitalistes qui ont commencé à se positionner. Puis cela sera la destruction de l'environnement, que le régime castriste avait réussi à préserver, comme Cousteau avait bien été obligé de le reconnaître. Ainsi, soyez en sûr, les changements ne se feront pas avec les cubains mais avec des investisseurs étrangers qui construiront et bétonneront le littoral afin que des gros lards d'occidentaux puissent venir polluer les plages dans un tourisme de masse destructeur. Les cubains auront le droit aux miettes.

Passer d'un joug à un autre, voici l'avenir écrit de Cuba.

vendredi 7 juin 2013

Le sable - Enquête sur une disparition

De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête en forme de thriller dévoile une urgence, planétaire et donc humaine, inconnue du grand public : 

Le film ici

On le trouve dans le béton, qui alimente, au rythme de deux tonnes par an et par être humain, un boom immobilier ininterrompu. Mais aussi dans les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques… Ce sable que nous aimons fouler du pied ou laisser filer entre nos doigts s’est glissé à notre insu dans tous les interstices de notre quotidien. L’industrie le consomme en quantités croissantes, plus encore que le pétrole. Peut-être parce que, contrairement à l’or noir, cette matière première perçue comme inépuisable est restée à ce jour pratiquement gratuite. 

Alors que le sable des déserts est impropre à la construction, les groupes du bâtiment ont longtemps exploité les rivières et les carrières. Puis ils se sont tournés vers la mer, provoquant ce qui est en train de devenir une véritable bombe écologique. Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l’équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières, en Indonésie et aux Maldives, tandis que Singapour ou Dubaï ne cessaient d’étendre leur territoire en important, parfois frauduleusement, du sable. 

Disparition des poissons, impact aggravé de l’érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires … : face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la “ruée vers le sable” s’est en réalité accélérée, sous l’égide de grandes entreprises multinationales et de mafias locales.

Ainsi les effets du bétonnage ne se font pas sentir que localement. Quand on pense bétonnage on pense, à juste titre aux pertes de terres agricoles et forestières locales et aux pertes de biodiversités et d’indépendance alimentaire qui vont avec ... mais l’on pense rarement à l’impact, que cette soif de béton a sur des populations lointaines subissant destruction et mafias. Alors il est vrais que les Ulis et ses environs ou bien encore toutes ces villes qui s'étendent au rythme de 100 000 ha/an ne sont pas Dubaï ni Singapour mais n’oubliez pas que le monde est peuplé de gens qui n’ont aucun impact sur l’environnement …

C’est pas moi, c’est les autres !!!

dimanche 12 mai 2013

Chaîne Humaine ... pari réussi !!!!

La chaîne humaine continue autour du site du projet d'aéroport, ce samedi après-midi, à Notre-Dame-des-Landes a réuni 12.000 manifestants selon la préfecture et pas loin de 40.000 selon les organisateurs : la mobilisation fut, en tout cas, importante.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Si l'on considère qu'une personne a une envergure, bras déployés, d'un bon mètre en moyenne (il y avait pas mal d'enfants), il devait y avoir quelque 20.000 personnes à se tenir la main sur les 25 km autour du site du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ce samedi après-midi. Les chiffres avoisinent ceux de la précédente grosse manifestation, celle de la mi-novembre. Quelques trous persistaient dans les rangs mais il y avait aussi des endroits où les gens se tenaient plus serrés voire sur deux rangs.

Les participants sont arrivés vers 13 h, pour beaucoup d'entre eux, et ont commencé à pique-niquer dans les champs, sur la route. Une ambiance bon enfant, avec des pancartes hostiles au projet d'aéroport (le fameux panneau jaune avec un avion, barré de rouge) ou aux autorités de l'Etat ("Notre Dame d'Hollande, Ayrault port du délire"), quelques perruques de couleur, des poussettes, un convoi de faux guerilleros avec des armes factices... Tous les âges étaient représentés. Les jeunes occupant le site depuis l'automne avaient toutefois annoncé ne pas vouloir spécialement participer à l'événement. On notait la présence d'élus européens (Karima Deli, Yannick Jadot …) ou régionaux, et d'un leader national, Eva Joly.

A pied pour les voisins, à vélo pour ceux habitant le département voire un peu au-delà, en voiture ou en car, parfois depuis le Languedoc ou la Suisse et même d'Angleterre... Les moyens de transport étaient variés pour les manifestants, l'avion, toutefois, ayant dû être fort peu usité.



Pari réussi !!! Bravo aux militants, Bravo à l'ACIPA !!!!

Ainsi les portes de sorties dignes sont grandes ouvertes, Mr le Premier Ministre, il vous est donc possible d'annoncer la bonne nouvelle du renoncement à ce projet autant inutile et qu'imposé, la tête haute.

jeudi 27 décembre 2012

Notre Dame des Luttes !

Voici le documentaire de 52 minutes de Jean-François Castell qui a mis en ligne, en un acte de solidarité, l'intégralité de son travail consacré à la lutte des opposants à Notre Dame des Landes .

Ce no comment laisse volontairement la parole aux opposants, ceux de la première heure comme l'agriculteur Michel Tarin et ceux arrivés plus récemment sur le site pour lutter contre le projet d'aéroport du Grand Ouest.Tous les Zadistes expriment ainsi une solidarité, une expérience de vie et de lutte en commun loin de l'image que le gouvernement et les élus locaux souhaiteraient que nous croyons, loin de cette image de terroristes. 

Cette résistance est une résistance réfléchie, argumentée, légitime et salutaire.

Ce documentaire montre bien que si nous gagnons - et nous gagnerons - ce sera grâce à toutes les mobilisations qu'elles soient sur le terrain, dans les champs, les rues, les réseaux sociaux ou bien encore auprès des politiques. Ce grand mouvement, qui ne faibli pas, même si les médias n'en parlent plus, se nourrit de tous.

J'en suis, ils en sont, vous en êtes, nous en sommes tous et tous ensemble !!!



Lire aussi 
de Hervé Kempf

mercredi 24 octobre 2012

La honte de Jean-Marc Ayrault, en film.

Notre Dame des Landes

"La gendarmerie, milice de Vinci !"



Honte à vous Monsieur le Premier Ministre !
Honte à vous !

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Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive pour déclarer une Déclaration d’Utilité Publique (DUP).

De plus lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation.

L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas car ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans.

l’aéroport n’est plus conçu pour neuf millions de passagers mais pour quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel.

Le projet est passé de 16 % de fonds publics à 44 %.

Sources : CE-Delft, cabinet d’études européen mandaté par par le collectif des élus contre l’aéroport (CeDpa)

dimanche 3 juin 2012

La rose du Kenya, l'envers du glamour.

Les Français achètent chaque année 22 millions de bouquets de roses. Vous êtes-vous déjà posé la question « D’où viennent-elles ? » La majeure partie des roses que nous consommons est importée du Kenya. Bien sûr, nous faisons également appel à des producteurs locaux pour trouver la célèbre fleur mais celle-ci ne pousse pas toute l'année bien qu'on la retrouve 365 jours par an chez notre fleuriste préféré...

"Le Kenya est devenu le premier producteur mondial de fleurs"

L’activité florale du Kenya a commencé en 1972. Aujourd’hui, et depuis déjà quelques années, le Kenya est devenu le premier producteur mondial de fleurs grâce à son climat avantageux et son sol de qualité. Autrement dit, dans des zones comme celles-là, pas besoin de respecter les saisons et les récoltes s’enchaînent beaucoup plus vite.

Pour importer les fleurs des pays de l'hémisphère sud jusqu'en Europe, le mode de transport privilégié est l'avion dans 85% des cas avec un impact négatif de 570 à 1580 g de CO2 émis par tonne de roses et par kilomètre. Pour se faire une idée de l’importance économique du phénomène, sachez que 50 000 personnes vivent de la floriculture au Kenya, sans parler des activités secondaires.




Mais comme partout ailleurs, on observe que, quand la question environnementale n'est pas La Condition dans l'élaboration d'une activité humaine, la nature n'est considéré que comme un élément négligeable, comme un puits dans lequel on peut, impunément, puiser puis, in fine, comme un déversoir qui accrètera, ensuite, toute la misère humaine. Ainsi dans les serres horticoles du Kenya les ouvrier sont des esclaves qui travaillent pour des salaires de misère, dans des environnements pollués, sans moyens de protection, sans sécurité, sans droits, exploités et logés dans des conditions indignes. Au Kenya, on y découvre des usines à fleurs, avec des gardes et des fils barbelé, où l'ouvrier, trop usé par les conditions de travail, est mis à la porte, sans espoir et sans avenir que la misère, quand la maladie, induite par les produits chimiques, ne lui permet plus de travailler. Autour de l'usine de production, tout les produits chimique sont déversés dans la nature entrant dans une chaine de conséquences qui atteignent la faune, la flore puis, au final, toutes les populations humaines limitrophes.

A l'instar des bidonvilles de Lagos au Nigéria, de la destruction du lac victoria en Tanzanie par la perche du Nil et son industrie, des forças du caoutchouc au Liberia, du delta du Niger et ses marées noires permanentes, des agriculteurs victimes des pesticides, la rose du Kenya démontre, une fois de plus, que la destruction de l'environnement atteint la vie humaine dans sa dignité, sa santé ... sa finalité.

Définitivement l'environnement est La Condition.

Reportage: Questions à la une - RTBF - Diffusion 08/02/2012

dimanche 20 mai 2012

Le monde selon Monsanto (arte)


Ce film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup...).


Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de Environnemental Protection Agency des États-Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète. Un doc à ne manquer sous aucun prétexte 


mercredi 25 avril 2012

La mort est dans le pré - le film

Témoignage sur les ravages des pesticides sur la santé des agriculteurs français.

Réalisé par Eric Guéret, ce film de 52 min montre le cynisme de l'agriculture industrielle, l'incroyable combat de ces agriculteurs victimes des pesticides et nous rappelle qu’il est urgent de sortir du modèle agricole industriel actuel.

Ce documentaire débute par le témoignage de l’agricultrice Caroline Chenet, veuve depuis un an à la suite du décès de son mari, mort d’une leucémie, empoisonné par les produits chimiques. Elle est aussi la voix off du documentaire. S’en suivent des témoignages, tous plus édifiants les uns que les autres, d’agriculteurs, rendus malades à cause des pesticides.

"Ce système (Ndt. : de l'agrochimie), très cohérent, est fait pour que rien ne change. Il y a une espèce d'ensemble, de connivences entre tous ses acteurs qui s'arrangent pour que les pratiques n'évoluent pas. Et au milieu de cela, il y a les agriculteurs qui sont pris en otage de ce système qui n'ont, en général, pas le choix car ils sont tenus par les crédits, parce qu'ils ont oublié les pratiques. C'est à dire qu'en 50 ans on a réussit à effacer des milliers d'années de transmission des pratiques agricoles et aujourd'hui on se retrouve avec une communication (Ndt. : des firmes et des politiques) qui nous explique qu'il n'y a qu'un seul modèle possible, qui est celui de l'agriculture chimique et de l'agriculture intensive. Les agriculteurs en sont, eux-mêmes, pour la plupart convaincus. Ils ont beau en crever, ils sont incapables d'en sortir. Voilà, c'est ce que, globalement, dénonce le film" Eric Guéret


Saluons le courage et l'action de ces agriculteurs qui osent témoigner, 
rappelons, avec eux, l’urgence de sortir du modèle agricole industriel actuel.
« Il est urgent de sortir de l’agriculture industrielle qui contamine gravement l’environnement et particulièrement l’eau, et qui est un échec tant sur le plan de l’emploi que de la vitalité des territoires – avec une perte de 25% des emplois agricoles en 10 ans dans l’UE – , qui écrase les producteurs, qui amène des substances nocives jusque dans nos assiettes et, comble du cynisme, empoisonne les agriculteurs. On se demande bien à qui cette agriculture profite ? Certainement pas à la très grande majorité de nos agriculteurs, ni de nos concitoyens », constate Isabelle Autissier, Présidente du WWF France.

mardi 24 avril 2012

Les forçats du caoutchouc

Au Liberia se trouve la plus vaste plantation d'hévéa du monde aux conditions de travail exténuantes pour récupérer le latex qui entrera dans la composition des pneus de nos voitures :
  • Lever à 4h30 tous les jours,
  • 750 arbres incisés par jour et par personne,
  • produits toxiques inhalés,
  • 70 kg de latex à transporter, plusieurs fois par jour, sur les épaules et à ne surtout pas renverser,
  • 18 tonnes à récolter par mois ...
Et aux conditions de vie proche de ce que vivait les populations noires du sud des États-Unis avant l'abolition de l'esclavage :
  • Cases moisies fournies par Fireston, sans eau ni d'électricité,
  • Paye de 10 € la tonne alors qu'elle se négocie à 220 € sur le marché,
  • Représentants syndicaux non élus mais désignés par la direction de Firestone ...
Sans parler, une fois de plus, de la pollution visible et invisible, du fleuve, qui atteint la santé des habitants qui boivent l'eau, pêchent et vivent avec le fleuve.

Le Liberia fut fondé par d'anciens esclaves affranchis aux États-Unis et reconduis en Afrique sur la terre de leurs ancêtres. Alors qu'une entreprise américaine soit accusée d'esclavagisme au Liberia c'est comme si l'histoire se répétait ... comme si les anciens maîtres n'avaient pas changé.

Première partie :



Seconde partie :



Troisième partie :


lundi 23 avril 2012

Delta du Niger, la guerre du brut

En France, quand nous faisons notre plein, 10 % provient du delta du Niger ...

... sans vouloir savoir que depuis 25 ans c'est l'équivalent d'un Exxon Valdez (40 000 tonnes de pétrole brut) qui se déverse dans ce delta tous les ans, entrainant, pour les populations, eaux toxiques, agriculture détruite, ressources naturelles disparues, poissons exterminés, maladies et misère.

Au Nigeria l'espérance de vie ne dépasse pas 48 ans, celle des bouilleurs de brut est réduite de plusieurs années encore.

A ceux qui parlent développement économique et investissements dans les pays du sud, créations d'emplois, les nigérians répondent que l'argent du pétrole ne bénéficie qu'à 1 voir 2 % de la population.




Plus largement
Total donne 60% de ses bénéfices à la Norvège
lorsqu'il puise sur son territoire,
mais seulement 3% quand il s'agit du Mali


La baisse de la production mondiale devrait arriver vers 2015-2020 ... La sortie du pétrole, n'étant pas anticipée, sera donc subie de manière chaotique et aura des conséquences économiques et humaines désastreuses, à l'image de la crise des subprimes. Les inégalités augmentant entre le nord, qui cherchera à capter les dernières goutes d'or noir et le sud, qui subira, tant socialement qu'environnementalement, entraineront des conflits armés comme le craignent nombres d'intellectuels visionnaires. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés

Et dans les faits, Aujourd'hui il y a l'Irak, le Niger ... la guerre du pétrole ne fait que commencer.

Les compagnies pétrolières réagissent aujourd'hui, en synergie avec les gouvernements corrompus, devant les ONG ou les journalistes trop fouineurs, en états dans les états, afin de museler la parole, instaurant, par là-même, états policiers et terreur... prélude du nouvel ordre mondial où les pays du nord, effrayés par la pénurie cherchent, aujourd'hui, à pressurer leurs territoires afin de retirer les dernières réserves (Huile de Schiste, sable bitumineux ...), et demain, s'accapareront, par la force, ce qui ne leur appartient pas, pour le plus grand malheur des populations locales.

Bruno BOMBLED