Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

jeudi 28 juin 2012

Notre monde n'est qu'un épiphénomène dans l'histoire de l'Homme

Bruno : Petit graphique pour faire réfléchir.


Olivier : Petites questions : c'est quoi l'ordonné de ton graphique? Est ce que tu comptes le charbon et le bois dans ton énergie carbonée ? Merci pour ces précisions qui permettrons d'avoir plus d'éléments pour comprendre...

Bruno : Dans énergies carbonées on entend les énergies fossiles : gaz, charbon mais surtout pétrole. L'ordonné est le taux d'utilisation en fonction de l'offre, c'est à dire qu'en l'an 1500 il n'y avait pas de production de pétrole on n'en utilisait donc pas, en 2000 la production est mondialisé, l'humanité (sauf quelques groupes humains qui résistent mais qui sont epsilon dans notre modèle) est perfusée au pétrole, 100 % de sa survie est carboné, elle croit tant en confort, qu'en santé, qu'en technologie mais aussi en misère, en l'an 3000 nous auront épuisé (en même pas 200 ans) les réserves d'énergies fossiles l'humanité aura dû, après avoir anticipé, s'adapter ou disparaitre.

Thibault : Si tu regardes toutes les époques depuis l'homme préhistorique jusqu'en gros dans les années 1900, je pense que dans l'ensemble aussi bien que pour chaque époque spécifique, la misère était bien plus grande et le nombre de miséreux également. Je sais que ce n'est pas le but de ton graphe, mais tu le mentionne dans ton commentaire.

Christophe : le but n'est pas de dire que c'était mieux avant. Le but est de dire que si l'on ne veut pas retomber dans la misère passée, l'obscurantisme et le totalitarisme nous avons intérêts à :
  • Comprendre que notre développement s'appuie exclusivement sur l'énergie carbonée 
  • Que les ressources en énergies carbonées sont limitées 
  • Que notre modèle de développement n'est pas durable dans le temps (et cela d'autant plus que la population ne cesse de croître 
  • Qu'il commence à être urgent de réfléchir à comment décarboner notre monde si l'on ne veut pas subir de plein fouet la déflation des énergies carbonées 
Thibault : D'accord avec vous sur le fond, et si on pouvait remplacer l'ensemble des voitures utilisant du pétrole par de l'électrique, ça serait déjà faire un pas de géant. J'étais juste gêné par ta mention que la misère avait augmenté par rapport aux ères précédentes.

Bruno : Cela ne concerne pas que les voitures, mais principalement notre nourriture et notre habitat. Comment faire pour semer du grain avec un tracteur qui consomme un pétrole à 400 $ le baril ? Comment récolter le grain avec une moissonneuse-batteuse qui consomme un pétrole à 400 $ le baril ? Comment acheminer le grain, aux silos, avec des camions qui consomment un pétrole à 400 $ le baril ? Comment faire fonctionner les machines qui transforment le grain, puis comment acheminer le produit fini au transformateurs ou aux consommateurs avec des camions qui consomment un pétrole à 400 $ le baril ? Comment conditionner les denrées dans des contenants en plastique issus d'un pétrole à 400 $ le baril ? Qui va pouvoir acheter un pain ou des pattes issues de cette accumulation de charges ? Concernant le logement, comment en construire ? Comment terrasser, évacuer des gravats, acheminer les matériaux avec des machines qui consomment un pétrole à 400 $ le baril ? Puis comment chauffer son logement avec un gaz qui suit un pétrole à 400 $ le baril ? Cela concerne aussi notre travail, comment y aller ? comment poursuivre notre activité si dépendante du pétrole ? Notre employeur aura-t-il les moyens de fournir ? Comment nous habiller ? Comment arriver à nous passer de notre perfusion pétrolée sans passer par le krach global ?

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