Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

vendredi 27 novembre 2009

Tout petit pas de la Chine et des USA pour Copenhague

Le gouvernement chinois a annoncé jeudi 26 novembre que la Chine prévoyait de réduire ses émissions de CO2 de 40 à 45 % par unité de PIB à l’horizon 2020 par rapport au niveau de 2005. Après les Etats-Unis, plus gros pollueur par habitant, l’Empire du milieu, pays le plus pollueur de la planète avec ses 1,35 milliards d’habitants et une industrie en plein boom, abat ses cartes.

À neuf jours d’un Sommet qui se veut historique, les engagements américains et chinois peuvent certes débloquer les négociations mais sont bien loin des attentes du GIEC (réduction de 40% des GES d’ici à 2020 par rapport à 1990) ou des pays en développement qui subissent déjà de plein fouet, selon les experts, les premiers effets du réchauffement climatique avec des inondations et de fortes sécheresses. Les 17% de réduction de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (par rapport à 2004) proposés par les États-Unis ne correspondent qu’à un effort d’environ 4% si on se place par rapport à 1990, comme le font l’UE, l’Afrique et le Groupe des 77. Quant à la Chine, son objectif annoncé ne signifie pas une diminution des émissions de CO2, mais que leur augmentation se ralentira. Ses objectifs en matière d’énergies renouvelables - qui doivent représenter 15% de la production d’énergie globale d’ici à 2020 - ne feront que limiter les effets d’un développement économique qui s’est accéléré depuis 2000.

Patrick Cros
27 novembre 2009,
http://www.developpementdurablelejournal.com/

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