Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

dimanche 9 février 2014

Développement : face aux constats d’échec du passé il est urgent de ne rien faire.


Bétonneurs préparez vos pelleteuses ! 

BÉTONNAGE : Une offensive est lancée pour « assouplir » la loi littoral (traduction : pour en venir à bout). Pour mémoire la loi Littoral a freiné le bétonnage de nos côtes et permis de préserver de nombreux sites exceptionnels. Mais aujourd'hui, à l'instar de Sarkozy, pour certains parlementaires zélés, l'environnement cela commence à bien faire et il est temps de cesser de rêver aux petites fleurs et aux oiseaux, il est temps de devenir réaliste et pragmatique, il est temps de relancer la croissance par la consommation de loisirs et donc par la construction. Ainsi il semblerait que la mise en œuvre actuelle de la loi littorale bloque le développement des territoires concernés (Traduction : les profits des entrepreneurs du BTP), estime un rapport parlementaire présenté par Jean Bizet, sénateur UMP de La Manche, et Odette Herviaux, sénatrice PS du Morbihan, mercredi 29 janvier 2014, et qui appelle à redonner du pouvoir aux élus locaux et propose de "confier l'interprétation de la loi aux élus locaux" afin de "poursuivre le développement du littoral". Bétonneurs vous pouvez préparer vos pelleteuses !

Normal tout cela ?

CLIMAT : Dans le même temps la Bretagne n'en fini pas d'avoir les pieds dans l'eau et les tempêtes succèdent aux tempêtes. Après la tempête Dirk, en cette dernière quinzaine de décembre 2013, Hercules et sa houle monstre expédiée début janvier 2014 sur nos côtes atlantiques par le vortex polaire qui paralysait le nord de l'Amérique, il y a eu Petra début février, puis Qumeira, cette fin de semaine. Et ce n'est pas fini : le littoral atlantique se prépare à recevoir, en ce week-end du 8 et 9 février 2014, Ruth, ou "Srike Four", la plus grosse dépression depuis 35 ans. Aujourd'hui, un quart du trait de côte métropolitain, soit 1 720 km, recule du fait de l'érosion marine en raison de l'élévation du niveau des mers liée au changement climatique, mais également des activités humaines telles que les constructions sur le littoral, ports, digues ou épis, qui bloquent les mouvements des sédiments portés par les courants marins et qui aggravent la situation. Dans le même temps nous assistons en ce début 2014 à des glissements de terrain monstres et inondations dans le sud par trop de pluies. 2013 a également obtenu deux tristes records : celui de l'année la plus chaude au niveau global depuis plus de 150 ans et, en France, l'année record en matière d'indemnisations des assurances pour causes climatiques. Et chez moi, en Île de France, mes plantes (prunus, hortensia, photinia ...) démarrent en ce début février. Normal tout cela ?

Mais il est, en effet, parfaitement urgent "d'adoucir" la loi littoral...

Photo : La maison de l’Amélie, à Soulac-sur-Mer, toute proche du vide en raison de l'érosion. Lundi 6 janvier, des engins travaillaient à renforcer la falaise de sable. | AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Aucun commentaire: