Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

dimanche 9 juin 2013

Gaz de schiste : Les grandes manoeuvres

Recherche d'huile de Schiste en Seine et Marne, juin 2013 !!!!!
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Ce jeudi 6 juin, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a présenté les premières conclusions de ses travaux en cours sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Le rapporteur, Christian Bataille, député PS du Nord, explique d'emblée "Nous souhaitons participer au débat sur la transition énergétique"

? ! ? !

Il y a quelque chose qui vient de m’échapper ou bien on est en train de nous embobiner avec de belles paroles et du Greenwashing parlementaire ?

Je pencherais pour la seconde solution. On est en train de se faire mettre bien profond par les lobbys pétrolier avec le soutien de nos élus. Il faudrait peut-être rappeler à ce monsieur que lorsque l’on parle de transition énergétique c’est pour passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables afin de préparer un monde qui sera inéluctablement décarboné à court terme. Or non seulement les hydrocarbures de schistes se révèlent moins abondants que prévus mais également ils sont des énergies fossiles qui participent aux changements climatique.

Compatible avec le facteur 4

Les rapporteurs de l'Opecst, a propos des techniques alternatives à la fracturation hydraulique, répondent, par avance aux opposants à l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, qui la juge incompatible avec l'impératif de réduction des émissions de gaz à effet de serre : "Les hydrocarbures exploités en France ne s'ajouteraient pas à la consommation française actuelle - expliquent-ils - mais se substitueraient aux importations". Un raisonnement qui, selon eux, ne s'oppose pas aux premières conclusions du débat national qui suggèrent que pour atteindre le Facteur 4 qui impose, d'ici 2050, de diviser par deux la consommation énergétique française si l'on souhaite participer à la stabilisation du climat. "Nous ne sommes pas dans l'addiction au pétrole et au gaz", résume Jean-Claude Lenoir.

MON ŒIL !!!!

Mauvaise foi

Le gaz de schiste partage avec d'autres activité énergétique le goût de ses promoteurs pour les images métaphoriques. Ainsi le député socialiste Christian Bataille et le sénateur UMP Jean-Claude Lenoir, n’ont pas dérogé à cette règle. Toujours lors de la présentation de leur rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique, ils ont multiplié les analogies à visée pédagogique. Évoquant, par exemple, les additifs chimiques utilisés dans les forages par fracturation hydraulique – l’une des principales sources de pollution- le sénateur brandit la petite bouteille d’eau posée sur sa table, et disserte sur les différents sens du mot "chimique" : "dans cette bouteille, il y a un produit chimique qui s’appelle de l’eau". De là à comparer l'eau à l’éthylène glycol présent dans les fluides de fracturation, il y a une belle acrobatie rhétorique réalisée par l'élu.

Dans le même ordre d’idée, le sénateur UMP compare les "micro fissures" de la roche provoquées par la fracturation, à des "cheveux".

Plus greenwashing, tu meurt !

Si l’exploitation des gaz et huiles de schiste dégrade l’environnement, c’est en grande partie à cause des additifs chimiques contenus dans les fluides de fracturation bombardés sous terre : acide chlorhydrique, polyacrylamide, éthylène glycol… Selon le rapport Bataille-Lenoir, cette fracturation peut se concevoir uniquement avec des produits de type ménager, peu ou pas toxiques. Voire même avec des produits d’usage alimentaire, telle la gomme de guar, une fibre végétale soluble utilisée par l’industrie agroalimentaire. A titre d’exemple, nous est présentée la composition de la substance "cleanstim" fabriquée par le groupe américain Halliburton  : pâte de soja, jus de fruits, amidon alimentaire, sucre glace, lait et crème de noix de coco, chocolat de glaçage, blancs d’œufs … On en mangerait !

Ce produit est utilisé à ce jour dans 32 puits précisent les rapporteurs. Trente-deux puits sur les 500 000 puits de gaz de schiste creusés aux Etats-Unis. Soit 0,0064% des forages. Même avec beaucoup de mauvaise foi, difficile de considérer cet exemple comme représentatif.

Les grandes manoeuvres sont à l'oeuvre. Rappelons tout de même que la fracturation hydrolique "utilise aujourd’hui 750 composés chimiques, dont 29 ont été reconnus cancérigènes et à risque pour la santé humaine, auxquels il faut ajouter l’arsenic et les éléments radioactifs qui remontent des couches fracturées vers la surface" (Jean-Paul Chanteguet, président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale)

La lutte continue car pour nous
les gaz et pétrole de Schiste c'est :

NI ICI, NI AILLEURS,
NI AUJOURD'HUI, NI DEMAIN !!!!

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