Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

vendredi 9 juillet 2010

Climategate : une enquête indépendante conclut à l'honnêteté des chercheurs


À la veille du sommet de Copenhague sur le climat, la correspondance électronique de climatologues réputés avait été piratée de l'Unité de recherche climatique (CRU) de l'Université d'East Anglia et rendue publique, donnant du grain à moudre aux climatosceptiques. Selon eux, ces documents prouvaient que les données utilisées par les experts étaient manipulées. Un email avait particulièrement fait parler de lui : celui dans lequel Phil Jones, directeur du CRU, affirmait avoir appliqué ''l'astuce utilisée par Michael Mann dans Nature afin de masquer le déclin'' des températures mondiales moyennes sur la fin de la série. À la suite de cette polémique, Phil Jones avait démissionné.

Une enquête indépendante britannique vient d'aboutir à la conclusion que ces scientifiques se sont montrés rigoureux et honnêtes et qu'ils n'ont pas altéré les données sur le climat. En revanche, le rapport pointe du doigt le manque de coopération de l'université avec les demandes dans le cadre de la loi sur la liberté de l'information, ce pour quoi l'établissement s'était déjà fait épingler par l'organisme de surveillance de la protection des données.

Les enquêteurs estiment que les experts auraient dû partager leurs données avec les sceptiques du réchauffement climatique d'origine humaine.

Il s'agit de la troisième enquête sur cette affaire qui lève les soupçons de manipulation des données scientifiques. Le président de l'université, Edward Acton, a déclaré que Phil Jones, ayant été ''complètement blanchi'', pourrait revenir au CRU en tant que directeur de la recherche, une nouvelle fonction dépourvue de responsabilités administratives. Il a assuré que l'université avait revu sa gestion des demandes d'information.

Sophie Fabrégat
Actu-Environnement.com - 08/07/2010

1 commentaire:

christophe a dit…

Maintenant, il serait intéressant que l'on fasse quelques enquêtes concernant les climatosceptiques. Après tout, comme beaucoup de ceux-ci ont réclamé ces enquêtes, il serait juste qu'on leur applique les mêmes méthodes. C'est le parallélisme des formes. Je pense qu'il serait intéressant de voir ce qui il y a derrière certain d'entre eux.