Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

mercredi 6 mai 2015

Ce n'était pas un loup !

Ce n'était pas un loup ! Dans une affaire d'attaques de troupeaux, un tel aveux officiel est tellement rare - les intéressés, avec le silence complice des autorités, préférant le mensonge réparateur en monnaie sonnante et trébuchante - qu'il m'a semblé important de le rapporter, ici, sur ce blog, ainsi que les déclarations qui vont avec, afin que plus personne ne puisse plus accuser à tort et à travers, dans un verbiage aux injonctions médiévales, des prédateurs légitimes sur les terres de France. Mais finalement pourquoi mettre un point d'exclamation dans ce titre cela est-il si surprenant que cela alors que tout le monde sait ?


Ainsi le 3 mai 2015, le journal "Centre Presse Aveyron" relatait une énième attaque sur un troupeau de brebis. mais pour la première fois de ma vie je voyais que l'on doutait, enfin, sur l'identité du coupable. Le journal titrait, en effet, "Attaque de brebis sur le Larzac : l'œuvre de chiens errants ?" et donnait la parole à Philippe Auger, responsable de la brigade de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.) de Millau. "Ce n’est pas la première fois depuis le début de l’année que les brebis de cette éleveuse sont victimes de prédation. Pour l’exploitation, les pertes sont énormes (près de 10 000 euros). Donc, dès que l’on a été mis au courant de l’attaque, nous nous sommes rendus sur les lieux pour faire les premières constatations et tenter de retrouver la brebis égarée". Rappelons qu'une brebis a été en partie dévorée, une autre blessée et une troisième a disparu au cours de la nuit de jeudi à vendredi sur une exploitation de la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon.

Samedi, avec son collègue, Philippe Auger est donc retourné sur le Larzac afin de recueillir plus d’éléments et tenter de définir si l’attaque est imputable au loup ou à des chiens fugueurs, "comme c’est malheureusement trop souvent le cas. Le gros souci de l’élevage en plein air ce sont les chiens. Ils en ont marre de leurs croquettes, partent en goguette et s’amusent quelquefois avec les animaux d’élevage, explique-t-il. Depuis le début de l’année, la majeure partie des attaques constatées sur le secteur est à mettre au crédit des chiens ; c’est un gros problème, car pour l’éleveur, à moins de retrouver ses maîtres, pas question de se faire dédommager. Alors que si c’est un loup, il y a un fonds de compensation", précise l’agent qui dispose de moyens sûrs pour vérifier ses dires, comme l’écartement entre les canines, ou encore les différentes traces relevées sur place.

"Un loup, en général, ne fait pas le déplacement pour rigoler. Or, là, la brebis tuée n’a été que très partiellement consommée et celle qui est blessée ne l’est que très légèrement..."

Pour autant, samedi soir, malgré le temps passé sur place et tous les éléments réunis, il n’était toujours pas possible, pour les agents de l’ONCFS de donner une réponse catégorique. "C’est trop tôt. Car même si cela nous fait penser à une attaque de chien, l’acte d’un loup n’est pas encore totalement exclu." Les agents avaient donc mis sous scellés les différents prélèvements et les photos réalisées sur la carcasse de l’animal tué.

Et le 5 mai, les résultats des analyses sont tombés dans l'après-midi : le troupeau de brebis attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi dernier sur une exploitation de Sainte-Eulalie-de-Cernon ne l'a pas été par un loup. Ces analyses sont venues confirmer les premières constations faites sur place par les techniciens, dès l'attaque perpétrée, puisqu'elles révèles que le mode opératoire ne présentait pas les caractéristiques du loup (pas d'os long brisé, pas d'ouverture de la cage thoracique avec prélèvements des viscères abdominaux ou laine arrachée). Seuls les plans musculaires supérieurs ont été consommés.

 C Q F D !!!

A tous les intéressés, trouvez d'autres bouc-émissaires mais surtout regardez-vous dans la glace, revenez à la raison et apprenons à vivre avec la faune sauvage car, une fois de plus, apprenez que notre Terre ne nous appartient pas, nous devons la partager avec les autres êtres vivants qui sont aussi légitimes que nous. La Terre et la Mer ne sont pas notre propriété. Nous n'en sommes que des locataires temporaires au même titre que les autres espèces. De quel droit régulons-nous après avoir tout détraqué ? De quel droit exterminons-nous ? De quel droit épuisons nous les ressources ? De quel droit nous approprions-nous la Terre ? Nous n'avons aucun droit de propriété !!!!

"Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous empruntons celle de nos enfants"
Antoine de Saint Exupéry.

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