Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

jeudi 25 septembre 2008

Es-ce la mort tant attendue du capitalisme ?

Observerons-nous, après la chute du mur de Berlin, qui a vue la défaite d'un certain système communiste dévoyé, la chute du mur de Wall-Streets qui annoncera la chute le l'idéologie capitaliste et libérale ?

Verrons-nous une horde de nouveaux économistes envahir notre univers pour nous proposer une troisième voie, à l'instar des capitalistes triomphants de 1989 ? Je me souviens, avec dégout, de leur morgue, de leur jouissance obscène face à la soi-disant mort du communisme. Comme il était bon à cette époque de cracher sur ce système qui était basé sur la théorie de l'égalité et de la solidarité. Je me souviens avec tristesse de l'avènement glorieux du "chacun pour sois" érigé en nouvel idéal.

Allons-nous continuer longtemps à entendre des capitalistes sans couille, fustiger l'interventionnisme étatique quand tout va bien (pour eux) et, quand tout va de travers, trouver normal que la collectivité vienne au secours de leur portefeuille ? Le capitalisme c'est vraiment le système vicieux par excellence : Privatisation des bénéfices et mutualisation des pertes. Il est énervant de voir avec quel aplomb ces affameurs trouvent cela normal. Ils sont comme des enfants immatures qui ont cassé leur jouet et qui demandent, dans un caprice, à des parents faibles de le leur remplacer. Et les médias continueront à nous servir de la mauvaise fois en barre en laissant d'immondes économistes dire qu'il n'est pas possible de remplacer ce modèle économique (malgré sa défaite criante révélé par la crise de ce mois de septembre 2008), qui a prouvé que, globalement, il enrichissait toujours plus de personnes de par le monde... ?!?!

... Comme en témoignent les adhésions, toujours plus nombreuses, aux restos du coeur et autres organisations caritatives ?

On nous demandera de faire preuve de réalisme.

Ce mois de septembre 2008 devrait être célébré comme le mois qui a révélé le vrai visage démoniaque d'hommes sans âme. En effet comme si la crise économique ne suffisait pas à assommer de crainte le citoyen moyen, s'est ajouté les révélations des hausses de prix masquées par des industriels sans scrupule ... mais pas sans larfeuille. PDG et actionnaires sans coeur qui, au risque de nous faire avaler de la merde, nous escroquent en modifiant les compositions et en diminuant les volumes.

Alors on nous demandera de faire preuve de pragmatisme.

Je ne supporte plus le mot "pragmatisme". Je ne supporte plus ce mot utilisé, à toutes les sauces, par des gens endormis qui sentent que certains voudraient les réveiller alors qu'ils ne souhaitent surtout pas sortir de leur douce torpeur. Cet odieux mot est de plus en plus employé par des gens raisonnables et réalistes qui ne souhaitent ne rien faire qui pourrait bousculer l'accroissement de leur capital. Cet odieux mot est bien employé par des gens qui ont tout intérêt à ce que rien ne change. Ces braves gens, si raisonnables, qui ont un sens si aigu des réalités, au point de prôner le pragmatisme, sont, curieusement, bien souvent ceux qui boursicotent ou qui sont à la tête de belles entreprises crasseuses. Alors non je ne veux plus faire preuve de réalisme, ni de pragmatisme ! Car appelons un chat, un chat. Un capitaliste c'est un salaud en puissance qui pourrait vendre sa mère si cela faisait monter ses actions !

Alors ?

Alors, le socialisme n'a jamais existé, il reste donc à l'inventer !

L'économie environnementale n'a jamais été essayée ... cherchons le salut.

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