Notre Dame des Landes

"Le motif de base de la résistance était l'indignation. Nous vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la résistance et ses idéaux. Nous leur disons : prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie.

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

lundi 11 juin 2007

La place de l'homme dans notre société

Ce texte est une réflexion sur la place de l'homme dans notre société. En effet il y a quelque temps mes yeux se sont ouvert sur un double discourt officiel :

Place aux femmes !
L'homme est la cause de tous les maux en ce monde !

Alors attention ce texte n'est pas fait pour plaire. Il n'est pas politiquement correct. Ce texte ne se place pas dans la lignée de ce que l'homme doit toujours se taire. Fini le temps de l'homme qui passe après tout le reste. Fini le temps des femmes et des enfants d'abord.

L'homme existe.
L'homme est là.
L'homme résiste à son effacement.

Je vais essayer de vous faire comprendre la source de mon énervement, avec quelques exemples concrets, emmaillés de commentaires que j'espères pertinents.

Cette réflexion a commencé à germer dans mon esprit quand l'équipe enseignante de l'école de mon fils, pour la seconde année consécutive, décide de supprimer la fête des pères à l'école. Plus précisément décide de regrouper cette fête avec celle des mères. Je précise que, dans les faits et la pensé, ce jour reste la fête des mères et non une soit-disante fêtes des parents. Le père devient, dès lors, inexistant, noyé au milieu d'un tout. Ne nous amusons pas avec ce qui vient d'être dit, chaque chose a son importance. Chaque acte a un impact. Rien n'est innocent. Rien dans ces domaines n'est anodin. Cependant, et avant de poursuivre, je ne voudrais pas que vous croyez que je suis particulièrement attaché à une fête issue d'une idée pétainiste. Que je suis particulièrement attaché des ramification commerciales, mais je trouve, qu'à une époque où la place du père est plus que diaphane, qu'à une époque où toute notre société n'est plus que tournée autour de l'enfant et de la mère, et que, finalement, le seul rôle reconnu du père et accepté par les femmes, est celui de ramener de l'argent à la maison, supprimer un des rares moments où le père est célébré par les enfants est un acte grave. La raison de cet effacement du père était que certains enfants étaient de famille divorcée. Vous rendez vous compte de ce qui transpire derrière cette idée. Famille divorcé veut dire départ du père, père absent, donc le père devient la source du divorce etc… Mais, jusqu'à preuve du contraire, le divorce ne concerne que le père et la mère. L'enfant garde son père. Cet acte participe à ce lent mouvement de dépréciation des hommes.

Fig. 1 : Pub Kookai. Image de la dépréciation de l'homme. L'homme devient du consommable. Phénomène tant haï par les femmes pour elles et tant accepté par elles quand il s'agit de l'homme.

Pour continuer sur les exemples qui confirment ma pensée, souvenons nous de ce 22 juin 2005 où Mireille Dumas nous propose un best of de " Vie privé - Vie publique".

Bel exemple du pilonnage anti-homme de ce début de siècle. Tous les exemples de difficultés des invités tournaient autour de leurs problèmes avec leur mère ou pour d'autre leurs parents (alcooliques, volages, pauvres etc …), avec leurs frères ou sœurs mais surtout, il y a eu un matraquage de femmes venant parler de leurs hommes qui trop violents, qui trop immatures, qui trop infidèles, qui trop toujours quelque chose. Loin de moi l'idée de remettre en cause les témoignages et la véracité de ces expériences, mais ce qui m'a profondément troublé et meurtri c'est l'absence totale d'exemple d'homme maltraités, humiliés, abandonnés. Comme si toute la misère était féminine et toutes les bassesses étaient masculines. Jamais, dans "la vraie vie" ou devant les caméras, les femmes ne remettent en cause leurs comportements. Une fois de plus il ne s'agit pas de nier les violences faites aux femmes, et surtout il n'est aucunement question de les excuser globalement, mais je parle des autres hommes, ceux qui ne font pas de mal et qui sont délaissés aussi bien sentimentalement que sexuellement, des hommes humilié dans leur rôle d'homme, de ceux qui sont niés, de ceux qui sont battus. Ceux là, personne n'en parle. Ce n'est, probablement pas politiquement correct, en ces temps de montée du matriarcat. Je suis fatigué, en tant qu'homme, d'être toujours montré du doigt. Pourrait on parler un jour du mal-être masculin ?

Fig. 2 : Autre pub Kookai qui illustre la toute puissance de le femme sans complexe de prendre les homme pour du consommable. Une fois utilisé, tel des lingettes, on élimine (aux WC tel des merdes !). Voilà bien une idée que l'on tente de combattre chez nos garçons afin qu'ils respectent les femmes. Pourquoi l'acceptation dans un sens et pas dans l'autre ?
Ces pubs, affichées en leur temps, sur tous les murs, n'ont soulevé aucune protestation des biens pensants, alors que je n'ose imaginer le tollé que cela aurait été si les femmes avaient été représentées dans la cuvette ...

Mardi 19 décembre 2006, M6 démontre que les hommes ne font rien à la maison, dans la très subtile émission "Maman craque". Cette émission possédait une vraie volonté de démontrer que l'homme est incapable de s'occuper de la vie familiale. Volonté de démontrer la supériorité de la femme par rapport à l'homme. Volonté de ridiculiser l'homme en général. L'émission montrait une mère de famille complètement dépassée par ses taches ménagères et familiales, alors que son homme, lui, restait devant la télé. Caricature des années 50. Et tout le bon peuple de crier haro sur le baudet et de plaindre, une fois de plus, cette pauvre femme, victime du machisme. Pendant ce temps là, de mon coté, je remarque que lorsque je parle de mes trois journées en une (matin, s'occuper des enfants, puis 8 heures au bureau puis, à 18 h, récupération des enfants et préparation de la soirée), à ma femme, à ma mère et aux collègues féminine, j'observe systématiquement une dévaluation de mon expérience car je serais une exception dans le monde masculin et donc mon exemple ne compte pas. C'est ce que j'appelle la négation de l'homme !

Regardons maintenant comment est légiféré le droit des hommes. Observons comment sont confiés majoritairement les enfants à leur mère en cas de divorce. La présence du père est-elle moins importante que celle de la mère ? Revendication encore mise en évidence lors d'une manif ce 20 décembre 2005 pour le droit des pères.

Désespoir d'un père retranché en haut d'une grue 
Nantes - février 2013

Pire encore sont l'accouchement sous X et l'avortement. Imaginez cette histoire, plausible car existante, un couple amoureux décide d'avoir un enfant. Cependant pour une raison qui lui appartient la mère décide de ne pas garder l'enfant, elle pourra avorter sans que jamais on ne se souci de l'avis du potentiel père. On ne souciera pas de savoir si le père souhaite aussi, en quelque sorte, avorter... ou non ! Alors on va m'opposer le fait que souvent les femmes qui avortent sont déjà en problème de couple et que le père n'existe plus et que le problème de l'avis du père ne se poste pas. Je dit certes pour la plupart du temps, mais alors cela signifie-t-il qu'il faille ignorer tous les hommes qui voulaient garder l'enfant. Mais ce qui m'inquiète c'est que la société ne se soit pas posée la question du désir d'enfants chez l'homme.

L'autre exemple c'est l'accouchement sous X, et là il y a des exemple très concret. Si une femme décide d'accoucher sous X elle est en droit de le faire, et l'institution ne se souci pas, une fois de plus, de l'avis du père. Le père ne pourra jamais revendiquer sa paternité sur cet enfant, s'il ne l'a pas reconnu avant la naissance, tout en confiance, qu'il était, de sa partenaire. De plus une femme qui ne peut ou ne veut pas assumer un enfant peut accoucher sous X. Dès lors, personne ne pourra la contraindre à s'en occuper au moins financièrement. Cette possibilité n'existe pas pour les hommes. Un homme qui ne veut ou ne peut assumer un enfant peut se voir contraindre à verser une pension alimentaire et à prendre en charge toutes les obligations paternelles (sans forcément bénéficier des droits) et ce par la mère après jugement du Tribunal.

Alors le monde sera-t-il vraiment mieux quand nous aurons recréé, en négatif, ce qu'était la France au 19ème siècle, c'est-à-dire avec la moitié de la population réduis à une part négligeable ou purement utilitaire ? Le monde serait-il plus sûr si les femmes dirigeaient le monde ? Les exemples d'Indira Gandhi, (1917 – 1984) et de Margaret Thatcher, (1925 - ) face à des Gandhi ou des Martin Luther King tendent à démontrer que non. La vraie vie ne pourra être vivable, pour tous, que si les femmes intègrent l'idée qu'elles ne seront pas plus libres et heureuses en écrasant les hommes, que leur émmancipation ne passe pas par soumission de l'homme.

C'est évident mais pas nécessairement d'actualité.

1 commentaire:

Gaëtan a dit…

Surtout ne créons pas une Basilica comme celle du livre de Orson Scott Card ... "Basilica est une ville dirigée par les femmes, dans laquelle culture et tradition sont les maîtres mots. Les hommes ne peuvent y résider que sur l'invitation expresse de leurs compagnes. C'est pourtant l'un deux, volemak..." Terres des origines, tome 1 : Basilica de Orson Scott Card